‹ Physique sociale, ouChapitre 158 sur 238 · HO · texte numérisé non relu

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Le tableau précédent fait connaître, comme nous l’avons dit, les enfants morts avant, pendant ou immédiatement après l’accouchement, et les dernières colonnes indiquent les sommes de ces trois nombres, c’est-à-dire les enfants présentés sans vie à l’état civil. Ainsi l’on voit, dans la dernière colonne horizontale, que 3,510 enfants mâles et légitimes ont été présentés sans vie devant l’état civil, en une année moyenne; et que parmi eux se trouvaient 2,056 mort-nés avant l’accouchement, 638 pendant l’accouchement, et 817 immédiatement après. Ce tableau, quoique difficile à obtenir avec exactitude, mérite cependant confiance, à cause de la précision que présentent, en général, les registres de l’état civil en Belgique.

11 est un autre genre de documents qui exige également des livres de l’état civil tenus avec une grande précision, pour arriver à des résultats satisfaisants, c’est celui qui marque, comme dans le tableau suivant, l’influence qu’exerce le séjour des villes ou des campagnes sur les documents de l’état civil, tels que les naissances, les décès et les mariages. Onze Etats de l’intérieur de l’Europe s’accordent, comme on le voit, à montrer que l’on compte moyennement une naissance pour 29 à 30 habitants, dans les villes comme dans les communes. Il existe bien une différence, puisqu’on trouve 29,12 pour les villes et 29,80 pour les campagnes, mais elle est si faible qu’on peut la négliger. La différence est plus sensible pour les décès : dans les villes, on compte 1 décès sur 33,57 habitants, et dans les campagnes 1 sur 41,95. Cette différence semble tenir aux passions et à l’agitation des villes, moins favorables que le calme des campagnes. Pour les mariages également, les décès sont, toutes choses égales, plus nombreux dans l’intérieur des villes.

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