‹ Physique sociale, ouChapitre 164 sur 238 · I.OS · texte numérisé non relu

I.OS

Joiii* •••*•«•

Jailtel

Août •••••«•

Seplembre

Octobre

Novembre

Décembre

Ml

Total. . .

On voit qu’après les fortes chaleurs de l’été, le soldat est exposé à une mortalité que l’on ne remarque généralement pas dans la vie civile.

Si l’on a égard aux ditférentes régions de la France, on trouve que les habitants des provinces du nord résistent mieux aux fatigues du service que ceux des provinces du midi ; mais aucuns n’y paraissent moins propres que ceux des départements du centre.

M. de Châteauneuf s’est encore occupé de rechercher ce qui peut causer une augmentation de mortalité chez les soldats, et il a examiné successivement l’influence de plusieurs causes, telles que les duels, les maladies vénériennes, les suicides, la nostalgie, la phthisie, etc. Déjà cet habile statisticien avait examiné, dans un autre travail, l’influence de certaines professions sur le développement de la phthisie pulmonaire (i), et il était arrivé à plusieurs conclusions intéressantes. M. le docteur Lombard, de Genève, s’est occupé, depuis, du même sujet de recherches (2), et il a été à même de recueillir un grand nombre de faits, dont nous rappellerons les principaux résultats.

Après avoir discuté les données que lui présentaient quatre listes différentes, formées pour Paris, Hambourg, Vienne et Genève, M. Lombard les a résumées en une seule, et a divisé les professions en trois classes, suivant qu’elles sont favorables, indifférentes ou défavorables au développement de la phthisie, ou, en d’autres termes, suivant quelles comptent un nombre de phthisiques supérieur, égal ou inférieur à la moyenne générale. Voici cette liste :

(1) Annales SHygiène, tome VI, !'• partie, juillet 1831. — Il faut avoir égard, du reate, A la qualité et an nombre de cas observés. On ne fait que trop usage aujourd'hui de quelques observations insuffisantes, pour en déduire des conclusions que l'on regarde comme des résultats probeMes, tandis qu'ils sont tout au plus possibles.

Les listes semestrielles, ou mensuelles même, des maladies et des décès appartiennent pintât A la médecine qn'A la statistique. Rédigées promptement et avec talent, elles sont de la plus grande utilité, en fournissant aux gens de l'art le nombre, la nature, et la durée des maladies. Le statisticien, de son cdté, constate plutôt l’état du mal produit A la société, sans s'arrêter au genre des maladies ni aux moyens curatifs employés. C'est une marche qu'a fort bien comprise M. la docteur Janssens, dans ses tableaux statistiques pour Bruxelles.

(2) Annales d' Hygiène, tome XI, I" partie, janvier 1834.

■ ’by Gooale

1° Professions au-dessus de la moyenne.

A , Chez lea hommes.

1° Dans toutes les lislçs. Les sculpteurs, imprimeurs, chapeliers, polisseurs, gendarmes, brossiers, soldats, joailliers, tailleurs, meuniers, matelassiers, passementiers, limonadière, domestiques et perruquiers.

2" Dans la nMjorilé des listes. Les écrivains-copistes, cuisiniers, tourncure, menuisiers, barbiers, cordonniers et tonneliers.

3° Dans une seule liste. Les taillandiers, vignerons (i), commis négociants, fripiers, ferblantiers, porteurs de lessive, paveurs, graveurs, mécaniciens, indienneurs, huissiers, monteurs de boites de montres, faiseurs de ressorts, émailleurs, peintres dessinateurs, balayeurs de rues, pâtissiers, emboîtcurs de montres, instituteurs, cartiers, courtiers, faiseurs de cadrans, faiseurs de piliers de montres, emménageurs, ministres du culte protestant (2), marchands ferronniers, faiseurs de limes, vanniers, bergers, maîtres d’arithmétique, officiers de police, domestiques de place, fumistes, plumassiers, tailleurs en cristaux, gaziers, chasseurs et fabricants de rubans.

B. Chez les femmes.

1° Dans toutes les listes. Les lingères, cordonnières, gantières et brodeuses.

2° Dans la majorité des listes. Les polisseuses.

3° Dans une seule liste. Les faiseuses d'aiguilles do montres, horlogères, modistes, institutrices, repasseuses,

(1) Ce résultat est fondé seulement sur six décès et demande confirmation. (Note de M. Lombard.)

(2) Le nombre des phthisiques est augmenté par le décès de plusieurs ecclésiastiques anglais qui sont arrivés malades é Genève. M. L.

368 qualités physiques.

fripières, marchandes de toileries et merceries, chapelières, rel ieuses-gaînières, tricoteuses, bijoutières, plumassières, fleuristes, brossières et dentellières.

2° Professions tantôt au-dessus, tantôt au-dessous de la moyenne.

A . Chez les hommes.

Les etudiants, plâtriers, tailleurs de pierres, selliers, terrassiers, horlogers, charretiers, encaveurs (sommeliers) (i), orfèvres, faiseurs de bas, charbonniers, doreurs, musiciens, scieurs de long et vitriers (2).

B. Chsz les femmas.

Les femmes de ménage, journalières, fileuses, tisseuses, gazières, doreuses, ravaudeuses et couturières.

3° Professions au-dessous de la moyenne.

A. Chez les hommes.

1° Dans toutes les listes. Les cochers, carriers, charpentiers, cabaretiers, bouchers, forts de la halle et gagnedeniers, portiers, tanneurs, blanchisseurs, bateliers, confiseurs, couvreurs, fondeurs, infirmiers et gardes-malades.

2“ Dans la majorité des listes. Les boulangers, forgerons, maréchaux, serruriers, maçons et tisserands.

3" Dans une seule liste. Les chirurgiens, chaudronniers, couteliers, marchands divers, coupeurs de bois, avocats, porteurs de chaises, chamoiseurs, agriculteurs, hommes

(1) Lei huit premien itata peuTent être considérés comme appartenant A la première classe, c’est-A-dire A celle qui compte un nombre de phthisiques supérieur A la moyenne générale ; an effet, ils sont placée au-dessus de la moyenne dans la liste de Oenéve, qui peut être considérée comme beaucoup plus exacte que les autres. M. L.

(3) La remarque faite dans la note précédente s'applique A ces sept professions qui sont placées au-dessous de la moyenne dans la liste de Oenése. M. L.

Page 1