‹ Physique sociale, ouChapitre 204 sur 238 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

Je ferai remarquer d’abord que la population a pris, d’annde en année, des augmentations à peu près régulières, de sorte que ses valeurs successives ont formé une progression arithmétique croissante, dont la différence d’une année à l’autre peut être considérée comme ayant eu pour valeur 190,822(j). En partant de cette hypothèse, on aurait :

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Ainsi, quoique dans le fait la population ait reçu des accroissements considérables, les choses se passent encore comme en 1780 ; il y a tout autant de place et de subsistances pour les nouveaux survenants, qui, chaque année, viennent occuper les vides à remplir. Ces accroissements sont moins sensibles quand on les calcule, comme on le fait ordinairement, en les rapportant à la population, qui

(1) En représentant cette différence par A, en désignant par P la population en 17S0 et par x le nombre d'annéee qui ont suivi, on a, pour la population de cette année, Px =: P -f- A.x ; c'est d après cette formule que les nombres de la table qui précédé ont été calculés.

Les tables de mortalité et de population, sous leur forme actuelle, ont fait naître des obserrations critiques ; on a demandé même de modifier leur rédaction. Nous citerons en particulier les remarques présentées par des écrivains de mérite et surtout par M. Achille Ouillard, auteur des Éléments de statistique humaine et de Démographie comparée ^ 1 vol. in 8®, Paris, 1855; et parM. le docteur Bertillon, à qui l'on doitdifférents ouvrages et spécialement les articles statistiques du Dictionnaire encyclopédique des scietices médicales^ auxquels il apporte un soin tout particulier. Nous ne nous exprimerons pas sur la forme des tables, puisque nos pensées, sous ce rapport, ne s’accordent pas avec celles qu'énoncent ces honorables écrivains.

est en effet moins féconde, parce que les places vacantes se trouvent réparties entre un plus grand nombre de personnes (i).

Dans la plupart des pays de l’Europe, la population est croissante, et c’est d’après la valeur de l’accroissement annuel que les statisticiens ont établi leurs calculs pour déterminer l’époque à laquelle chacune des populations se trouvera doublée.

Je vais citer les résultats calculés par deux hommes dont les noms sont estimés dans les sciences.

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