LIVRE DEUXIÈME
2° En prenant 1,000 individus de chaque sexe, les célibataires masculins sont proportionnellement un peu plus nombreux que les célibataires de l’autre sexe ;
3" Les célibaüiires sont encore plus nombreux dans les campagnes que dans les villes ; de sorte que c'est dans les campagnes et parmi les hommes que, sur 1,000 individus, on trouve le plus de célibataires;
4“ Le nombre des femmes veuves est presque double de celui des hommes veufs.
Ce dernier résultat, qui est très-remarquable, deviendra plus frappant en comparant directement le nombre des veufs à celui des veuves.
PAYS
VEUFS POUR tOO VEUVES. I
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Brabant
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Namur
Liège
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■ Ainsi le nombre dos veufs, comparativement à celui des veuves, est incontestablement beaucoup moindre dans les villes que dans les campagnes, et surtout dans les provinces de Brabant, d’Anvers et de Flandre occidentale.
Cette circonstance tient peut-être à ce que les hommes se marient dans les villes plus tard que dans les cam-
pagnes. On remarquera en effet que les trois provinces qui viennent d’étre signalées sont justement celles qui, toutes choses égales, ont la plus forte partie de leur population renfermée dans l’enceinte des villes. Les hommes ont aussi plus de facilité que les femmes pour sortir de l’état de veuvage.
Quant à la distribution de la population par âges, elle a de])uis longtemps fixé l’attention des statisticiens plus qu’aucun autre élément. Les tables de population sont de doux espèces ; les unes s’obtiennent directement par le recensement, les autres se déduisent des tables de mortalité. Quand on peut compter sur l’exactitude du recensement, les premièi'es sont toujours préférables aux secondes, et représentent plus fidèlement l’état actuel de la population.
La table que nous présentons ici (i) a été obtenue directement : elle procède, d’année en année, sans faire la distinction des mois; et l’on en concevra facilement la raison. Si, pour les premiers .âges, nous donnions les résultats de mois en mois, tels qu’ils ont été constatés par le recensement, on y trouverait les traces de la période annuelle, qui masqueraient eu partie la véritable loi de la population. La succession des nombres, en efi'et, ne saurait être la môme pour un recensement opéré à une époque quelconque de l’année : les enfants nés au mois de mars sont comparativement plus nombreux que ceux nés au mois d’août ; et leur catégorie continuerait à présenter numériquement une prépondérance marquée. La courbe figurant la loi de la population, au lieu d’être régulière et continue, serait ondulée dans sa marche et présen-
(1) Cette table a été obtenue à la suite du recensement de 1846, et a été donnée par A. Quetelet, dans les Bullel de la commission centrale de statistique, tome IV, année 1851, page 78.