INFLUENCE UES CLIM.\TS
Un sujet do recherches qui se présente d’abord à l’esprit, quand on s’occupe des naissances, c’est la détermination de l’inlluence des climats sur la féconilité. Malheureusement, les données que l’on possède sur ce sujet important sont si incomplètes et modifiées par tant de causes accessoires, qu’il est pr<!sque impossible de les dégager de tous les éléments étrangers à la question, et de saisir des résultats qui méritent quelque confiance. Aussi les opinions sont encoi-e fort partagées, et l’on ignore si, toutes choses égales, c’est le nord ou le midi qui est le plus favorable à la fécondité.
Si c’est la fécondité de la |)opulation que l’on compare, on trouve, même dans les pays voisins, les discordances les plus frappantes, parce que, abstraction faite des erreurs
18fi QUALITÉS PHYSIQUES.
de chiffres, les causes accessoires sont presque toujours plus actives que les influences des climats. Pour en donner un exemple, je citerai le rapport des naissances à la population pour différents pays, d’après la statistique médicale de M. Hawkins (i).
liT.ATS ET COrOMES.
HABITAMS
1 tUlUAXCI.
l.<ilamle (1819)
Angleterre
(!ap lie Ourinc-Espéraiice (18^0)
! France
Suède .
Ile Goiirlion on de la Réunion
Dent-Sirlle»
Pni?«
Vcnii^c ^
Étflis>rnis
Il serait impossible de trouver entre ces nombres et les degrés de latitude auxquels ils se rapportent, quelque concordance qui pût indiquer une influence de climat. Sans même sortir de la France, on trouve des di.scordances très-grandes pour quelques départements choisis. Ainsi , le rapport pour cet empire est de 1 naissance pour 32 habitants, tandis que dans les départements de l’Orne et du Finistère , il a été respectivement de 1 pour 44,83 et 25,97, pendant les cinq années 1826-1830.
(1) Eléments of medical by E. BUset-Hawkine, I vol. in 8**.
Londres, 1829. — 11 convient du reste d observer que l'exactitude des chiffres donnés dans ce tableau laisse beaucoup À désirer, si l'on sVn référé aux tableaux donnés ailleurs.