‹ Physique sociale, ouChapitre 62 sur 238 · I9IKI · texte numérisé non relu

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L’année 1817 présente, pour les villes et les campagnes, un nombre de décès beaucoup plus grand que celui des années antérieures, tandis que les naissances et les mariages ont au contraire été moins nombreux ; cette année a été effectivement une époque de disette , comme celle qui l’avait précédée. On peut observer que, pendant la

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période de 1709 à 1711, le même effet a été produit en Prusse, d’après les nombres de Sussmilch qui ont été cités plus haut, mais par une autre cause, pur la peste qui a ravagé ce pays en 1710. Aussi l’accroissement comsidérable de mortalité a-t-il été accompagné d’un abaissement dans le chiffi-e des baptêmes : le nombre des mariages a également baissé, mais plus particuliérement dans les années suivantes, sans doute à cause de la lacune qui s’était formée dans la classe des personnes adultes. Un singulière méprise de chiffres avait conduit un des premiers économistes de ce siècle a conclure que les naissances s’étaient multipliées comme pour combler le vide laissé par la peste ; il n’est pas rare, en effet, de voir, à la suite de pareils fléaux, la population se remettre au niveau des subsistances par un surcroît de naissances.

Kn général, les privations ne sont pas seulement mortelles pour l’espèce humaine, elles arrêtent encore son développement; leur influence ne se fait pas toujours sentir immédiatement : souvent on l’aperçoit encore longtemps après que la cause a cessé d’agir. En 1820, le prix du pain, en Belgique, a reçu un nouvel accroissement; on voit aussi la mortalité devenir plus forte et le nombre des mariages et des naissances que présente l’année suivante, subir une diminution sensible (i) ; cependant ces deux derniers éléments, surtout le chiffre des naissances, sont de leur nature moins sujets ào'arier que le nombre des tlécès.

Au contraire, dans les années 1821 et 1824, les grains ont été au plus bas prix, et ce sont les années qui, eu

(1) On a pour les années suivantes :

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