‹ Physique sociale, ouChapitre 94 sur 238 · I.OSI · texte numérisé non relu

I.OSI

La différence numérique entre le nombre des naissances masculines et le nombre des naissances féminines n’est donc pas accidentelle : cUe est bien évidemment d’environ 1,053 à 1,000 pour notre climat; et elle présente à peu près la même valeur pour les autres pays, quoi que l’on ait pu prétendre. Le plus grand écart pendant une épreuve de 15 années a été de 1,062 à 1,044; ces valeurs, comme on voit, sont à peu près identiquement les mêmes.

De plus, une naissance a été comptée annuellement sur 33, 1 habitants ; et les plus grands écarts de la période ont

UVRB DEUXIÈME.

encore été, cette fois, 36,6 et 31,2. Sous ce rapport, il existe des difFérences assez fortes entre les divers pays ; mais elles diminuent de plus en plus, par les similitudes de toute espèce (jui tendent à s’établir entre eux.

On ne peut, du reste, rien affirmer à cet égard, en considérant une espèce d’anomalie qui existe, dans un même pays, entre les naissances masculines et les naissances féminines, selon que ces naissances sont ou ne sont pas légitimes : cette anomalie apparente est annuellement la même en Belgique, en France, en Angleterre et dans les ditfiirents pays où l’état civil est tenu avec le plus de régularité. Quelle en est la cause? Nous devons nous borner à indiquer d’abord le fait, qui est bien propre par lui-même à étonner le statisticien. Le voici, car il ne faut pas un grand appareil de chitfres pour le mettre en évidence :

NAISSANCKS

Le4.ITIVES.

NAISSANCES

ILLr.4>iriMK<.

naissances D

■AUt L. ITX NAIH. rÉHItl(m.n

rttnttiBu.

rtKiiitnu.

LtClTIMM.

illCcitiiibi.

IfUI-W

3Wi,317

l,03fi

HS.IiS

Moyenne.

Ainsi, tandis que le rapport des naissances légitvnes masculines aux nai.ssances légitimes fiùninines est de 1,055 à 1,000, ce rapport pour des naissances illégitimes est seulement de 1,028 à 1,000 pour toute l’.\ngleterre.

Cette différence de rapports pour les enfants soit légitimes, soit illégitimes, est peu de chose assurément, mais l’on peut s’étonner en la voyant périodiquement se reproduire, non-seulement d’année en année, mais encore d’un pays à un autre. Cependant la différence est moins sensible dans les pays où la légitimité des mariages a moins d’influence.

Parmi les périodes naturelles qui se manifestent dans les résultats statistiques, il n’en est pas de plus intéressantes ni de mieux marquées que celles que donne la marche de la terre, soit par sa révolution annuelle dans son orbite autour du soleil, soit par sa rotation diurne autour de son propre axe. 11 en a déjà été parlé précédemment (voyez pages 203 et 207) (t) ; mais nous pouvons aujourd’hui apprécier avec des documents plus complets et plus satisfaisants tout ce qui tient à son existence : les documents relatifs aux mariages et aux naissances présentent aujourd’hui les renseignements les plus complets sur les grandes et, belles lois de la nature. La période annuelle est bien connue, et ses effets scientifiques ont été appréciés dans la plupart des pays ; quant à la période diurne, on ne la connaît guèreque d’une manière générale. Je me suis occupé de cette recherche pour la Belgique ; mes conclusions n’offrent cependant pas tous les détails que j’aurais désiré pouvoir leur donner : elles sont sufiisantes néanmoins pour constater les effets produits ; mais il n’est guère d’autres résultats auxquels nous puissions les comparer ici.

Les naissances mêmes n’ont pu être déterminées, pour leur marche mensuelle, que dans un petit nombre de pays, bien que je sois persuadé que les nombres existent dans la plupart des États. Les registres des naissances.

( 1 ) Voyez auui (pagea 99 et 103 de la première édition de cet ouvrage', pour ce qui concerne l’influence des mois et des Jours sur les naissances.

des décès et des mariages ont dû y être tenus d'une manière régulière, et de jour en jour, comme l’indiquait l’ordre des phénomènes.

Naluanoes pur mois.

MOIS

4lTRiLHË

l83«àlS:>7

FRANGE

Page 1