‹ Phytographie médicale (volume 3)Chapitre 66 sur 75 · MÉTHODE CURATIVE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

MÉTHODE CURATIVE GÉNÉRALE

Les toxicologistes blâment avec raison l’emploi des vomitifs , et surtout du tartre émétique , dans l’empoisonnement produit par les renoncules , par les substances végétales irritantes , caustiques. En effet , il est bien plus rationnel d’administrer des boissons aqueuses abondantes , qui , en même temps quelles favorisent le vomissement , divisent les molécules du poison , préviennent ou modifient la phlogose des tuniques digestives. Toutefois, lorsque ces premiers moyens sont insuflisans , et qu’il n’existe point encore de signes d’inflammation gastrique, il faut se hâter d’expulser hors du corps le foyer vénéneux , par les vomitifs , par l’ipécacuanha ou le tartre stibié. Mais , si l’irritation inflammatoire des premières voies est déjà caractérisée par des douleurs aiguës , déchirantes , par des vomissemens répétés, des déjections séreuses, etc., on n’a d’autre espoir de salut que dans une méthode adoucissante et antiphlogistique; là sont compris les bains entiers, les demi-bains , les lavemens émolliens , les boissons gommées , oléagineuses , anodines , le lait , les fomentations appliquées sur l’abdomen , les saignées générales ou locales. On combat l’irritation nerveuse, les crampes , les mouvemens convulsifs, les douleurs, les vomissemens opiniâtres, parles préparations opiacées. L’abat-

tement , la faiblesse , l’état de stupeur réclament des remèdes excitans -, mais il ne faut pas perdre de vue l’action irritante , presque corrosive , de la plupart des renonculacées : l’usage prématuré des toniques peut rallumer l’inflammation à peine éteinte du canal alimentaire. Pendantla convalescence, on doit surtout insister sur une alimentation douce , sur le bouillon de poulet , le laitage , les panades légères, les substances amilacées.

PAPAVÉRACÉES. PAPAVERACEÆ.

Papaveraceœ. Vent. — Juss. DC.

PAYOT. PAPAFER.

Calice à deux folioles caduques. Corolle à quatre pétales ouverts, presque ronds, plus étroits à leur base. Étamines trèsnombreuses. Stigmate orbiculaire , étoilé. Capsule globuleuse ou oblongue, à plusieurs loges imparfaites , s’ouvrant, par des trous , sous la couronne du stigmate. Graines très-nombreuses , adhérentes à des placenta insérés sur les parois de la capsule.

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