‹ Pic de la Mirandole en France (1485-1488)Chapitre 34 sur 47 · I. Appendice V · texte numérisé non relu

I. Appendice V

L'hypothèse est des plus vraisemblables ; heureusement pour Pic, elle ne se réalisa pas. Enfin, l'évêque de Paris avait promis de faire brûler l'Apologie ; les nonces, du moins, n'avaient nul doute à cet égard '.

Pic avait pu échapper à ses ennemis et était arrivé à Turin. C'est sans doute en cette ville que Marsile Ficin lui adressa cette lettre datée de Florence, 3o mai 1488, et dans laquelle il lui disait que Laurent de Médicis l'avait toujours en amitié, qu'il approuvait sa conduite et qu'il le rappelait à Florence, demande que Ficin appuyait : « Florentimis esto », lui disait-il, en terminant ^.

C'est de Turin, dont Érasme, plus tard, aimait à rappeler la courtoise hospitalité % et où Pic n'avait plus rien à craindre de ses

1. Lettres des nonces au pape, Tours, 6 mai 1489. Bibl. Marciana, latin IX, i3o, fol. 66. Appendice V, 5.

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