‹ Piccolino; opéra-comique en trois actesChapitre 48 sur 139 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

LES FILLES, avec intérêt.

Ah!...

MARCASSONE.

... Amoureux fou de notre belle voisine, la comtesse Elena, sœur du seigneur Strozzi!... laquelle, paraît-il, n'est pas insensible à cette flamme!... Les valets m'ont tout conté!... Le seigneur Strozzi n'a fait sortir sa sœur du couvent, ne lui a fait quitter Rome, ne l'a conduite à sa villa (n désigne la vilia à gauche.) de Tivoli, que pour la dérober aux obsessions du galant. — Le galant! — il m'a pris pour confident, connaissant ma discrétion — n'est ici que pour voir sa belle en secret ; seulement, on fait trop bonne garde autour de la donzelle!... Meschina!.., Et cette situation me charme!... Chères enfants, souhaitons qu'elle se prolonge ! L'activité que déploie ce jeune homme aiguise son appétit!... Et avec ça... la préoccupation... l'ennui! Bref, il est d'un coulant sur la nourriture !... Ainsi, il est parti ce matin pour tâcher d'entretenir sa belle ! (Les deux

filles gravissent vivement l'escalier de la villa pour regarder dans les jardins. Marcassone, seul à droite, continue en à parte.) Il Va revenir bredouille,

comme toujours... et affamé!... et il avalera le brouet Lucullus avec une facilité... que je n'aurais pas moimême !...

PREMIÈRE FILLE, regardant au fond, sur la gauche. ECCO lo!... (Musique.)

MARCASSONE, vivement.

Le VOici! Vite ! SOn COUVert! (Criant au soupirail de sa maison.)

Un Lucullus pour quatre !...

UNE VOIX, dans la cave.

Bon!

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