‹ Piccolino; opéra-comique en trois actesChapitre 81 sur 139 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

FRÉDÉRIC

Un instant encore... attendons...

J'ai ma valise...

Appelant.

Hé ! Marcassone !

Pendant ce qui précède, les deux mendiants appelés par Beppo, descendent mystérieusement l'escalier de la Villa, surveillés d'en haut par l'Intendant. L'un d'eux qui tient une lanterne, vient à Frédéric et lui fait signe vivement, tandis que l'autre se tient à l'écart, cachant son couteau tout ouvert derrière lui.

LE MENDIANT, à demi-voix.

Seigneur!...

FRÉDÉRIC, de même.

Que me VeUX-tU ? (Le mendiant lui montre un papier.) POUF moi?... (Signe affîrmatif.)

MARTHE, qui surprend le mot, à part.

Une lettre !...

LE MENDIANT, mystérieusement, désignant la villa.

Une dame...

FRÉDÉRIC, vivement.

Silence! Donne! (Le mendiant l'attire vers la gauche, en levant sa lanterne comme pour l'éclairer.)

MARTHE, à part.

Une lettre !... Une femme!... (Inquiète et jalouse, elle descend à Frédéric qui s'apprête à lire et se trouve près de lui au moment où l'autre mendiant va frapper Frédéric par derrière.)

MARTHE, avec un cri d'effroi.

Dieu!... Prends garde !... (Elle s'élance, détournant le coup qui la frappe au bras.) Ah !...

FRÉDÉRIC, la soutenant.

Grand Dieu! blessé!... misérables!... (Tous descendent au cri

et se jettent sur les assassins, qui cherchent à s'échapper.) 1. L'homme, Frédéric, Marthe, un peu plus haut.

ANNIBAL et COMÈTE, saisissant l'homme à la lanterne qu'ils terrassent sur les marches.

Main-forte! aU meurtre!... au SeCOUrs! (Même jeu de Musaraigne et de Valenttn à droite, qui jettent l'assassin courbé sur la table où ils le maintiennent. La scène est au même instant envahie par des gens qui accourent de tous côtés. Beppo a disparu. Tumulte, agitation.)

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