AMIRAL
De l'eau !
ROSETTE, montrant la fontaine.
La fontaine! (Frédéric prend Marthe dans ses bras et la porte à la fontaine où il l'assied sur la margelle en soutenant sa tète. Tous remontent et font cercle autour d'eux, attentifs. — Les cloches sonnent de nouveau VÂngelflS, les femmes du peuple s'agenouillent, les hommes se découvrent, et tous chantent V Ave Maria.)
CHOEUR
Ave Maria, Gratia plena, etc.
Pendant l'Ave Maria, Rosette a fendu vivement la manche de Marthe et lavé la plaie.
ROSETTE, parlé.
Ce n'est rien, en effet. (Marthe se ranime.)
FRÉDÉRIC
Mais il revient à lui! Ses yeux s'ouvrent! — Eh bien!
Marthe se lève péniblement ; affectueusement.
Comment vas-tu, cher petit?
MAR THE, debout, à part.
Petit ! — on ne sait rien.
Haut.
PICCOLLNO.
Mais je vais bien; tout à fait bien...
Elle descend lentement.
TOUS, de même.
Ah ! tant mieux !
MARTHE..., avec effort.
... Mettons-nous en route.
FRÉDÉRIC
Déjà! le pourras-tu?...
MARTHE
Sans doute...
Et la preuve...
toi s.
La preuve?
... Ah ! vous le voyez bien...
En route, amis!... Je veux vous suivre...
Dès ce soir.
Auprès de vous mon cœur se livre
A l'espoir, etc.
TOUS, ravis.
Bravo ! Bravo !
Belle nuit claire au fond, la campagne éclairée par la lune, tandis que Ton conduit Marthe à une litière de feuillage improvisée pour la ramener à Rome. — Des paysans et des paysannes avec des tambourins, arrivent de tous côtés et commencent à danser une tarentelle.
CHOEUR
Au son des musettes Mêlant vos chansons Sautez, les fillettes, Sautez, les garçons...