‹ Piceunec le mauditChapitre 32 sur 40 · LE MENDIANT · texte numérisé non relu

LE MENDIANT

Ce même soir du 1& octobre, nn vieux mendiant, arrivé à Lotbinière depuis le matin, montait à pas lents la route qui réunit la concession St. Ëustache et le rang du bord de l'eau. 11 avait le crâne nu et la barbe blanche. Cette barbe longue tombait en cascades sur ea poitrine. Les habits de ce mendiant n'étaient pas encore ornés de ces capricieuses pièces d'êtofies de différentes couleurs qui trahissent une loagae* pratique de la profession, et s'ils n'avaient pas, non plus, cet air de jeunesse qui dure si peu, ils n'en étaient pas davantage

Cooylt^

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rendus à la corde. Ils flottaient entre nn psssé

luisant et nn avenir sombre Ce mendiant,

novice saus doute et iiontauz encore, n'avait pas osé arborer le sac ; il ne portait doue rien snr son dos rien qn'nn fardeau de souvenirs pénibles et de mauvaises actions, mais, hâtons-nous de le dire, de remords aussi et de

repentance Et c'était bien assez. Il arriva

en haut de la route, jeta un regard en arrière pour embrasser le chemiD qu'il venait de parcourir, le grand fleuve et les campagues de Deschaïubeault avec les Laurentides bleues qui les bordent, et un aoupir amer souleva sa poitrine. Puis il reprit sa marche lente, le regard hzé sur les maisons blanches du village où il entrait. Il vit des enfants qui jouaient aux portes, et le bonheur inaltérable de ces petites créatures qui ne connaissaient encore rien des angoisses de !a vie, l'affecta profondément. Quand les enfants l'aperçurent avec son bâton à la main et sa figure étrange ils se sauvèrent. Je suis donc un objet d'horreur ! pensa-t-il, et ses yeux humides tombèrent sur la route devenue déserte. Il entendit chanter une jeune fille qui rentrait avec nn paquet de filace jaune comme de l'or sous le

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bras, et son sonvenir remonta loin, bien loin

vers les jours perdns et il secoaa la tête

comme pour se débarrasser d'une pensée fatigante. Il avait fiim, et l'angoisse déchirait ses entrailles plus que la faim. Il était fatigué et ses jambes affaiblies tremblaient. Tout à coup ses yens parurent chercher quelque chose. 11 s'arrêta : O'est bien là, mnrmura-t-il. -Le jour s'effaçait, et, du côté du couchant une bande couleur d'orange avait succédé à l'océan de âamme, comme la pâle sérénité de la riçillesse suit J'éclat da jeune âge. Une lumière venait de briller à la fenêtre de la maison voisine, et, vis-à-vis cette lumière passaient, comme des ombres, les habitants de la maison. Un serrement de cœur inexprimable fit pâlir le mendiant.

— C'est là ! pensa-t-il c'est là qu'ils demeurent ! Oh ! vais-je donc entrer pour les voir, les entendre, et m'assurer qu'ils sont

heureux encore eux du moins, qui n'ont

rien fait pour mériter de souffrir ! S'ils allaient me reconnaître ! Mais non ! impossible ! le chagrin et l'âge m'ont rendu méconnais-

sable Il se dirigea vers la porte de la mai-

son et vit une femme qui pleurait. Mon Dieu

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pensa-t-il, .est-ce qne d'autres misérables auraient coutinaé mon œnvre infôme ? Et, traversant le chemin, il alla s'appuyer sur la clôture de cèdre, les yeaz toujours plongés dans le triste intérieur. La porte s'ouvrit, nu jeune homme parut sur le seuil. Le mendiant ne bougea point, mais il s'appuya comme on homme qui souSre, le front dans sa main. Le jeune homme vint à lui :

— Etes-yons malade, père ? lui demanda-t-il.

Le mendiant tressaillit à cette roix pure et sonore ; il arrêta sur son interlocuteur an regard presqne suppliant. Le jenne homme répéta sa demande.

—Oh ! je souffre beaucoup, répondit le vieillard

— Venez, entrez ! vous trouverez d'antres personnes qui souffrent aussi, et peut-être plus que vous encore Les malheureux se doivent entre eux de la pitié.

— Mère, dit le jeune homme, rentrant suivi du mendiant, ce vieillard a peut-être besoin de quelque chose ; en tous cas, il ne peut coucher dehors, et nous avons un lit.

Le vieillard s'était assis sur une chaise prèi

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de la porte et n'osait lever les yeux sur ses hôtes.

— Je n'aipe» besoin de lit,|répondit-il — et sa voii chevrotante trahissait une vive émotion — je dormirai bien là, sur votre plancher, dans an coin, si vons me le permettez.

— Nous avons un bon lit de paille au grenier, reprit le jeune homme, notis vous l'of- ËronB avec orgueil à vous qui dormez sur le plancher, nous l'ofîhrions sans honte aux riches accoutumés à dormir sur la plume, car nous n'en avons pas de meilleur|à donner.

— Et vous avez sans doute besoin de manger ? demanda la femme.

— J'accepterai nnmorceau de pain, madame.

—Du pain, du beurre et du thé, c'est peu, mais euhn avec cela on s'empêche de mourir, dit la femme en apportant sur la table ces bjornbles aliments qu'elle annonçait.

— Approchez-vous, dit-elle au mendiant...

— Vons êtes bien charitable, madame, reprit celui-ci, et vos bonnes paroles me consolent des avanies que parfois je suis forcé de soufirir.

— Comment ! est-ce qu'il se trouve des âpies assez peu chrétiennes ! Mais en effet, mon

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Dieu!...*, reprit-elle, et la tête baissée, elle se détonrDa pour essuyer les pleurs qui coulaient de ses yeux.

Le mendiant ne vit pas cette douleur étrange, et il dit, répondant à sa première pensée :

— Aujourd'hui même, à midi, je snis entré dans une maison de bonne apparence, un pen en deçà des côtes de la rivière du Chêne: j'avais faim, et j'ai demandé l'anmCne d'an morceau de pain. Une Me, une servante sans doute, était là ; elle entr'ouve one porte et demande à sa maîtresse si elle peut me seoonrir.

— C'est un vieillard qui demtmde la charité, ■ dit-eUe.

— La charité ! répond la femme qne je n'ai pu apercevoir, la charité ! si je prends le mtmcke à balai je vais aller lui en faire une charité, moi ! comme si nous devions nourrir tous ces gaenx de fainéants qui traînent les chemins !... comme si nous n'avions pas assez de nos propres dépenses et de nos propres affaires ! Ah ! l'on serait vite ruiné, si l'on écoutait tous ces

escamoteurs de confiance ! Je n'ai jamais

vn une paroisse comme celle-ci pour les quéteux ! Il y a peine nn mois qne nous

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sommes ici, et déjà noua STons fait connaissauce avec cent figures de coureurs de chemins ! j'aoïai na chien pooi les empêcher d'entrer

— La serrante ferma la porte et vint me dire qu'elle n'avait rien à me donner. Elle aurait pu s'en dispenser ; j'en avais assez entendn. Cette parole dure me fit tant de mal que je n'osai plus, de tonte la journée, demander rien à personne.

— Pauvre vieillard ! des oœnrs aussi insoisibles sont raies, heuTôusement, remarqua le jeune homme, mais quelle peut être cette femme inhamaine ? reprit-il, en s'adressant à sa mère.

—Je ne la connais point, répondit Noémie. Je sais qne dernièrement une famille s'est établie à la rivière du Ohêne, la famille GKgnon.

A ce nom, le mei^diant leva la tête. '

— Mais j'ai de la peine à croire, contlnna-telle, que ce soit madame G-agnon qui traite ainsi les pauvres, car on dit qu'elle est trèspiense. Elle vient à l'église deux ou trois fois par semaine, ne manque pas nn office et donne à la qnéte du dimanche.

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— Je ne veux pas faire de jugement téméraire, reprit lejeane homme, mais quelqu'un m'a assuré, et je dirai bien qui, c'est le petit Xavier-PirmiD, que monsieur le curé avait dit qu'il ne lui donnerait pas à cette dévote créature la communion sans confession.

— Elle m'a fait mander qu'elle .viendrait me voir, te l'ai-je dit, Victor?

— Non, mère, répondit le jeune avocat — car mes lecteurs ont deviné, sans doute, que nous sommes dans la maison de Noémie —

non, TOUS ne me l'avez pas dit mais si

madame Gagaon traite les mendiants comme vient de nous le dire ce pauvre, elle peut

rester chez elle J.e vais sortir un instant,

continua Victor ; il faut que je voie le père Normand.

Le vieillard cessa de manger et se retira dans un coin. Il s'apercevait bien qu'il y avait dans cette maison nn air de tristesse inaccoutumée. Il n'avait pas vu un sourire sur les lèvres de ses hôtes, pas un rayon dans leurs regards, et une teinte de sérieuse mélancolie était répandue sur leurs figures douces et tranches, La femme avait pleuré ; des cercles rouges entouraient ses orbites et le sang

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paraissait s'être répandu dans i'œil enflammé par le chagrin. L'aspect de cette douleur navrait le mendiant. Il voulait en savoir la cause et n'osait interroger personne. Noémie la première rompit un silence pénible.

— Avez- vous déjà passé par ici? demandât-elle au mendiant

—Oui, madame, répondit-il, mais il y a bien longtemps

— Vous devez trouver la place joliment changée?

— Bien changée ! fit-il avec un soupir. Et, comme s'il eut redouté les questions de cette femme, il la prévint en lui demandant :

— Avez-vous encore votre mari, madame ?

je n'ai vu que votre fils.

Noémie poussa un profond sonpir.

— Oui, monsieur, répondit-elle

— Est -il malade ? est-il absent ? se hâta d'ajouter le mendiant.

Noémie se laissa tomber sur une chaise, et se voilant la figure, comme pour cacher sa honte :

— II est eq prison ! Monsieur. ..en prison!...

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maiB il eBt innocent !....fth !....bien innocent !... Victor entra.

— Le père Normand n'est pas chez lui, dit-il.

Il aperçut ea mère qni eanglotait.

— Ne te désole point, petite mère, allons ! dn

conrage, toat n'est pas fini Et se tournant

vers le vieillard.

— Notre affliction est grande, pauvre homme, dit-il, et si le bon Dien n'a pas pitié de nous, je ne sais ce que nous allons devenir

— J'ai été indiscret, répondit le mendiant, et j'ai réveillé sans doute des chagrins qai dormaient.

— Oh! monsieur, lea chagrins ne dorment

pas ici ! oh 1 non ! ils reillent depuis vingt

ans et plue! s'écria Victor, «amme exaspéré

— Quelle est donc la canse de ces chagrins ? si toutefois, mon indiscrétion n'est pas trop

grande demanda le vieillard qnerémotion

gagnait.

— La cause première est loin, répondit Victor, et ce serait bien long de vous conter tontm les épreiAres par leeqnelies ma pauvre

FIOOITNOC Ut HAUDIT. 14S

mère a passé et araat elle et encore moa

père! mon pauvre père !

— Votre père ?

—Oui, mon père Joaephjjetellier

— Mon Dieu ! mon Dieu ! g'écrla malgré lai le vieillard, et ses mains tremblantes passèrent Bur ses paupières ridées pour en effacer

les pleurs  ce cri, Noémie se redressa

frémissante.

— Connaissez-vous mou père 1 demanda Victor.

Le vieillard ne répondît point. Victor renonvela sa question.

— Oui, murmura sourdement le vieillard, je l'ai connu autrefois

— Si vous l'avez connu, écontez-moi, je vais vous raconter ses malheur ; voua en serez ému, et vous comprendrez notre désolation. Et Victor retraça à grands traits la vie extraordinaire de son père. II parla de sou enfance sans amour et sans soleil, pour lui et pour la petite Marie-Louise ; il rappela l'égoïsme et la cruauté d'Asselin, le tuteur et l'oncle de l'orphelin, et surtout la malice odieuse de la

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femme d'Aaaelin ; Il n'oublia ni le Maître d'école infâme, ni les volenrB de la taverne de la mère Labourique, ni le blasphème, ni le châtiment, ni surtout le miracle de la bonne Sainte-Anne. Maie enfin, dit-îl, tout cela était passé, fini ! et la félicité rayonnait sur les jours du jeune homme assez persécuté. Âsselin le

tuteur infidèle s'était repenti mais il devait

' aussi porter la peine due à sa femme maudite. Il s'eninit pour jamais. La plupart des coupables furent punis par la Providence d'une façon évidente. Plusieurs échappèrent, il est vrai, mais Dieu les retrouvera bien, si déjà il ne les a pas punis

Un homme restait, un ami de moH père, mais, hélas ! an enfant maudit de l'auteur de ses jours, Picounoc, le lils de Saint Pierre le

chef des voleurs C'est lui ce Picounoc, ce

scélérat, qui est la cause nouvelle de nos misères. Je dis nouvelle, je me trompe, puisqu'elle remionte à vingt ans.

Et de nouveau le jeune avocat, le cœur rempli d'amertume, fît l'histoire de l'astuce et de la méchanceté de Picounoc, qui tue sa femme par les mains d'une victime qu'il veut

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innnoler en même temps ; et raconte toat ce drame que nous contiaiseoQB déjà et qui va. se continuer encore quelques jours, pour se dénouer en cour criminelle^ le 27 d'octobre

Et, pendant tout le récit du jeune homme, le mendiant resta la face cachée dans ses mains pâles, sillonnées de grosses veines bleuâtres, et ses épaules eurent de fréquentes secousses comme en éprouvent les épanles de quelqu'un qui gémit, et 'sa barbe blanche se mouilla peu à peu.

— Merci de votre émotion, merci de vos larmes! dit le jeune avocat. Cela nous fait du bien de vous voir pleurer avec nous. !Notre amitié est peu de chose, mais vous la gagnez toute entière.

— Votre amitié ! votre amitié ! s'écria le vieillard dans un transport soudain, je ne la mérite pas ! c'est le pardon qu'il me faut, c'est le pardon !

Et il Tint tomber aux genoux de Noémie •et de son fils

Rien ne pourrait peindre l'étonnement de Victor et de sa mère. Us se regardaient muets et pâles, et regardaient ensuite le vieux mendiant sanglotant è genoux devant eux

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— Qui êtfl^TonB donc ? qwi êtea-TOOS ? de manda le jenae homme tout terrifié

— Je snis an misérable qne le Seignenr s bien châtié, répondit le vieillard.

— Espérez le pardon alors, reprit Noémie, car Uien est juste et ne punit qu'une fois

— J'espère le pardon de Dien,^ car je me repHiB et je bénis la main qui me tiuit dans la pouBeière, balbotia le mendiant; mais je

ne puis pas espérer le pardon des hoanmes

et pourtant je le demande !

— Les hommes ne sont point miséricordienx comme le Seigneur, maie ils doivent pardon* ner cependant ; " Fardonnez-nons nos offenses comme noua les pardonncms... " reprit Victor.

— Ah! tu es bien le digne enfant de ton père, et Dieu te bénira, murmura le vieillard.

— Qui êtee-voua donc ? répéta Victor.

— Qui je suis? je suis Asselin ton grandoncle.

— Mon oncle Âsselin! s'écrièrent à la fois Victor et Noémie

— Oui, Asselin votre oncle! oh! je n'ose

prendre ce nom que j'ai prostitué

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— Mon oncle, levez-Tons, dit Victor, mon

père TOUS a pardonné Je ne venx pas me

souvenir du mal que tous Ini aTez fait

Mais le mendiant ne se releTait point. Il fallut le prendre par le bras et le conduire, chancelant, à un siège.

Quand l'émotion fat apaisée, le mendiant dit à son tour comment Dieu l'avait châtié.

— Ma femme a quitté depuis bien des années le toit conjugal, et je ne l'ai reTue qu'une fois, il y a deux mois ; mais j'ai senti sa main peser continuellement sur moi. Dieu s'est servi d'elle pour me ruiner. Elle m'a rolé, elle a brûlé mes bâtisses à maintes reprises, car elle m'avait jaré haine et vengeance, parce que, repentant, j'accueillis comme je devais le faire, Djos mon neveu, à son retour de Sainte-Ânne, après sa gaérison miraculeuse. Je n'ai jamais pu la surprendre, ni la rencontrer ; mais je sais qu'elle dirigeait les coups si elle ne les portait elle-même. Dernièrement, elle est venue à Montréal où je m'étais caché, car on se cache mieux dans une grande ville que dans un vill^e ou une campagne, et elle m'a porté le dernier coup. J'avais vendu ma terre et

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PICOUKOO LK SUDDir.

monté une anberge fort proprette, dans une rue passante. Elle arrive, se jette à mes pieds, plenre et supplie si bien que je me laisse attendrir. Je l'embrasse et lui donne les cleËi de ma maison, car il faut yoaa dire que je suis seul depuis longtemps : tous mes enfants sont ou mort, ou dispersés dans les Etats- tJnis, ce qui ne vaut guère mieux. Dans la nuit. Ton me pille, le feu est mis à la maison, et ma femme disparaît ponr ne plaa teveniri-....

J'étais ruiné dans Iarae......et, à mon ègev

on n'a plus le courage de recommence à vivre et à travailler...... An reste, je sais qae

ce serait inutile : c'est la main de Diui qoi s'appesantit sur mû

Victor avait tressailli pendant ce court récit...

— Mon oncle, dit-il, voua resterez avec nous quoiqu'il arrive. î^ous avons besoin de l'aide de Dieu pour sortir de l'abîme où nous a précipités la méchanceté des hommes.; et Dieu nous aidera, parce que nous lui sommes agréables en pratiquant la miséricorde.

—Oui,, mon fils, dit Noémie, soyons miafai* cordieuz pour obtenir miséricorde.

lie viallard se précipita de nonvean: ma.

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genoux de Victor et de Noémie. Une voiture «'arrêta à la porte. Une femuie bien miae entra après avoir frappé I

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