‹ Pie IXChapitre 7 sur 7 · HE DL |S · texte numérisé non relu

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. La république française avait envoyé auprès de Pie IX un ambassadeur assez singu* lièrement choisi. Cétait M. le ducd'Harcourt. Ce diplomate ne devait pas porter un c^an^ ^mour au nouvel ordre de choses. 11 était d'ailleurs arrivé à cette époque de la vie otx beaueoup de personnes pensent que le plus pressé est de faire son salut et de se rappro* cher de FÉglise^ dont on a vécu jusqu*aiors plus ou moins éloigné.

Cétait, pour ce diplomate» une excellente occasion. 11 la mit à profit en aidant Sa Saia« teté à sortir du Quirinal. Tandis que le peu-» pie croyait M. le duc d'Harcourt en audience auprès du pape, celui-ci partait sous un dé-* guisementy dans une voiture disposée par M"* la comtesse Spaur, femme de l'ambassadeur de Bavière.

Peu de temps après,M. d'Harcourt se rendait en grande hâte à Civita-Vecchia, où le pape devait s'embarquer pour Marseille. A Marseille, M. Freslon, ministre de Tinstructlon publique et des cultes, attendait l'arrivée du Saint-Père. C'était une combinaison imaginée par le général Cavaignac qui.

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mené hànt la main par lord Pahnerston, tombait dans la politique de médiation comme dans on coape-gorge, laissant, malgré les avis de M. Benoit-Champy, le parti national italien se consamer en vains efforts»

et recevant comme un présent magnifique l'acceptation fallacieuse de l'Autriche relativement à la médiation.

M. le duc d'Harcourt attendit sous Tonne.

Échappé à une démocratie, le pape ne se souciait pas de retomber dans une antre.

Cest à Gaëte, non loin du Bourbon de Naples, qu'il se rendit.

Quand le pape eut quitté Rome, les patriotes romains imaginèrent un plan de conduite qui ne valait pas mieux que les conceptions du général Cavaignac. Ils résolurent de gouverner au nom de Pie IX.

Cette passion des gouvernements démocratiques de Paris et de Rome, pour la sanction papale, prouve à quel point la démocratie, malgré ses déclamations philosophiques, est encore pleine de croyance dans la puissance politique du catholicisme, puisqu'elle lui suppose un si grand empire sur les es*

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prits. Les rérolmions, au miliea da dixneuvième siècle» se disputant la possession da pape, prouvent, de la part des révolu* tionnaires, ou beaucoup d'hypocrisie, ou infiniment moins de vaillance philosophique qu'ils n'en affichent.

La république française pouvait alors intervenir d'une façon efficace. Il ne fallait pas attendre les victoires de TAutriche. Un de nos ambassadeurs,M. Benoit-Champy, avait, avec une probité politique digne d'éloges, clairement exposé l'état réel de lltalie.

Cependant, les constitutionnels romains avaient formé une junte d'État, et continuaient l'insoutenable fiction à laquelle Pie IX donnait démenti sur démenti.

Ce pouvoir, contre lequel protestait le sens commun, dura jusqu'à la fin de 1848, et fut remplacé le 5 février suivant par une constituante et un triumvirat. M. Montanelli dont la haute intelligence ne pouvait se dissimuler ce que Rome, livrée à sa seule force, courait de périls, souhaitait une réunion des États romains avec la Toscane, par le fait d'une représentation nationale commune, et

d'un unique pouvoir dirigeant. Le Piémont; de son côté, prétendait soutenir le pape et absorber le mouvement général de l'Italie, de concert avec le gouyemement napoli-> tain.

La première défaite de Farmée sarde changea la situation de la révolution italienne et Fattitude des puissances catholî-»^ <)ues. La république romaine comprit retendue du péril qui allait fondre sur elle. I^le se disposa à une énergique résistance.

Les jours difficiles amenèrent les résolu* tfonà exlrèmés, et les hommes détermiaés, MM. Mazzini et Saffi, succéd^mt» dans Te triumvirat, à MM. SaKeetH et Montechi.

Lldée générale de M. Mazzini a été résumée aàtsi par lui-même : « Le principe que tepéfuple a salué comme sa règle suprême dans ta sphère de la vie politique, soos le ûom de constituante, aura son application inévitable dans la vie religieuse; et cette application prendra le nom de concUe,.. La souveraineté nationale est le remède ùoiverselleme^it accepté pour sauver la sodétédeJa^fiégation de toute autorité de TanaN

cbie ; qae la souveraineté de l'Église, et par l'Église nous entendons le peuple des croyants, sauve la société religieuse de U négation de tout principe, de toute autorité religieuse.

« Constituante et eoncU0^ voila le prince et le pape de Tavenir (<). »

Vieille idée qui ne sauvera rien.

Mais on ne vit alors en lui que le chef de^ la jeune Italie^ et les puissances catholiques n'eu furent que pins déterminées à écraserla république romaine.

Après la seconde défaite de Charles-Albert^les Autrichiens et les Espagnols se mirent en marche. Les armées autrichiennes entreront sur -le terrain des légations. Cest alors que la France intervint et qu-eut lieu la mission si peu comprise et si singulièrement interprétée par M. de Lesseps.

La république romaine résista plus long^ temps qu*on aurait pu s'y attendre.

(1) U Italie du peuple. Est-ce là ce que M. F. de Lesseps prenait pour une religt*ou nouTelley à Té* poque du siège de Rome 7

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Pie IX reprit possession da gouvernement, adopta quelques réformes, msis ne rentra à Rome qu*en 4850.

L'occupation dure encore. Quand cessera* t-elle? Qu*arriyera-t-il lorsqu'elle aura cessé? Il serait téméraire de rien préjuger à cet égard.

La révolution italienne, en escomptant à gros intérêts la bénignité de Pie IX, alla plus loin que ne comportait le caractère de ce souverain -pontife et attendit de lui plus qu'on ne pouvait attendre d'un pape au dixneuvième siècle.

La papauté moderne, à la fois guelfe et gibeline, et ne conservant qu'à ce prix le pouvoir temporel, ne peut plus devenir l'alliée des peuples contre la domination étrangère.

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