V. Divina revelatio est imperfecta et
prème, parfait dans sa sagesse et sa providence , distinct de l'universalité des choses, et Dieu n'est pas identique à la nature des clioses, ni conséquemment sujet aux changements ; Dieu ne se fait pas dans l'homme et dans le monde, et tous les êtres ne sont pas Dieu et n'ont pas la propre substance de Dieu; Dieu n'est pas une seule et même chose avec le monde, ni par conséquent l'esprit avec la matière, la nécessité avec la liberté , le vrai avec le faux, le bien avec le mal , et le juste avec l'injuste.
II. On ne doit pas nier toute action de Dieu sur les hommes et sur le monde.
III. La raison humaine n'est pas l'unique arbitre du vrai et du faux, du bien et du mal , sans tenir aucun compte de Dieu; elle n'est pas à elle-rnême sa loi, et elle ne suffit pas, par ses forces naturelles , à procurer le bien des hommes et des peuples.
IV. Les vérités de la religion ne découlent pas toutes de la force native de la raison humaine ; la raison n'est donc pas une règle souveraine d'après laquelle l'homme puisse et doive acquérir la connaissance de toutes les vérités de toute espèce.