IX
Erreurs sur le principat civil du Pontife romain.
LXXV. Sur la compatibilité de la royauté temporelle avec le pouvoir spirituel les fils de l'Eglise chrétienne et catholique sont d'accord.
LXXVI. L'abrogation de la souveraineté civile 'dont le Saint- Siège' est en possession ne servirait pas le moins du monde à la liberté et au bonheur de l'Eglise.
N. B. Outre ces erreurs explicitement notées (1), plusieurs autres erreurs sont implicitement condamnées parla doctrine qui a été exposée et soutenue sur le principat civil du Pontife romain, que tous les catholiques doivent fermement professer.
Cette doctrine est enseignée clairement dansl' allocution QMîôMsgMflM^î'sque du 20 avril 1849; dans l'allocution Si semper anteà du 20 mai 1850 ; dans la lettre apostolique Cum catholica Ecclesia du 26 mars 1860; dans l'allocution Novas du 28 septembre 1866; dans l'allocution Jamdudùm du 18 mars 1861; dans l'allocution Maxima quidem du 9 juin 1862.
Erreurs qui se rapportent cm libéralisme moderne.
LXXVIL Même à notre époque, il est utile que la religion catholique soit regardée comme l'unique religion de l'Etat, à l'exclusion de tous les autres cultes.
(1) Et dont nous venons de donner en français non la traduction, mais les contradictoires, il ne faut pas l'oublier, (Note de l'auteur de Pie IX.)
APPENDICE
LXXVIII. Hinc laudabiliter in quibusdam catholici nominis regionibus lege cautum est, ut hominibus illùc immigrantibus liceat publicum proprii cujusque cultùs exercitium habere.
Alloc. Acerbissimum, 27 septembris
LXXIX. Enim verô falsum est civilem cujusque cultûs libertatem itemque plenam potestatem omnibus attributam quaslibet opiniones cogitationesque palàm publicèque manifestandi, conducere ad populorum mores animosque faciliùs corrumpendos, ac indifferentismi, pestem propagandam.
Alloc. Nunquam fore, IS decembris
LXXX. Romanus Pontifex potest ac débet cum progressu, cum libéralisme et cum recenti civilitate sese reconciliare et componere.
Alloc. Jamdudum cernimus, 18 martii
LXXVIII. Ce n'est donc pas avec raison que , dans certains pays catholiques , la loi a pourvu à ce que les étrangers qui viennent s'y établir y puissent jouir chacun de l'exercice public de leurs cultes particuliers.
LXXIX. Car il n'est que trop vrai que la liberté civile de tous les cultes et le plein pouvoir donné à tous de manifester publiquement toutes leurs pensées et toutes leurs opinions, jettent plus facilement les peuples dans la corruption des mœurs et de l'esprit et propagent la peste de l'mdifférentisme.
LXXX. Le Pontife romain ne peut ni ne doit se réconcilier et transiger avec ce qu'on appelle progrès, libéralisme et civilisation moderne.