CONCLUSIONS GÉNÉRALES
Connaissant désormais les conditions c[ui facilitent ou entravent l’absorption de la peau, nous pouvons espérer que l’erreur ne primera pas indéfiniment la vérité ; déjà la Société d’hydrologie de Paris avait nommé, le 19 janvier 1863 , une commission composée de MM. Amussat, Bourdon, Denos, Grandeau, Lecomte, Moutard-Martin, et Reveil, rapporteur. Cette commission, après une courte discussion, n’avait point hésité à formuler son opinion en ces termes :
« Dès aujourd’hui^ dit-elle, et avant toute expérience, )) la Commission est convaincue que la peau de l’homme )) n’est pas la voie choisie par la nature pour faire pé- )) nétrer les liquides dans l’économie ; si la pénétration » a lieu, elle est cerlainement insuffisante pour expliy> quer l’action thérapeutique des eaux minérales ; il )) n’y a pas, à notre avis, une liaison entre ces deux )) faits : absorption par la peau et action médicatrice » des eaux*. »
Après cette déclaration nous devions penser c{ue la Société d’hydrologie de Paris se mettrait sérieusement en devoir de dissiper les derniers doutes sur la ques-
* Annales d’hydrologie médicale de Paris, tome IX.
lion, il n’en a rien été ; la Commission s’est dissoute d’elle-même, plusieurs des honorables membres qui la composaient sont morts , d’autres ont quitté Paris ; six ans se sont écoulés sans que la lumière se fit ; cet état de choses ne saurait se prolonger, la conscience impose le devoir, aux médecins hydrologistes surtout, de démontrer, par des expériences régulières, faites sur l’homme, quelles sont, dans des conditions physiologiques ou pathologiques, les véritables fonctions de la peau ; on ne peut admettre que nous léguerons ce soin aux successeurs du dix-neuvième siècle.
Note omise par erreur et qui, par ordre chronologique, doit venir après Réveil, pag. 24.
De Laurès. — Recherches expérimentales sur les phénomènes d’absorption par la peau dans le bain. — Mémoire contenant la relation de dix-sept expériences.
En résumé, dit l’auteur de ce travail, si l’on excepte plusieurs expériences dont le résultat positif ne saurait infirmer les résultats négatifs d’expériences beaucoup plus nombreuses, mes recherches expérimentales de 1864, 1865, 1866, prises dans leur ensemble, aboutissent à cette conclusion :
« Queda peau revêtue de son épiderme ne laisse point » pénétrer dans réconomie les solutions d’iodure ou de » ferro-cyanure de potassium, puisque l’analyse chimique » ne parvient pas à démontrer la présence de ces sels dans » l’urine ou dans la salive, soit après l’immersion plus ou » moins prolongée dans un bain, soit après le badigeonnage » de toute la membrane tégumentaire. »
Annales de la Société d’hydrologie médicale; l^aris, tom. XIIl, pag. 6'2.
Metz. — lmp. F. Blanc. — 1S69.
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