‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 145 sur 453 · ACTE III, SCÈNEIII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNEIII

DUBUISSON

Ah ! ma joie est complète..,*

De rencontrer chez moi Soyez le bienvenu.

Pardonnez si , voyant un visage inconnu ,

Je vous ai fait d'abord un accueil assez triste j

J*ignorais....

BELVAL

Ah ! monsieur....

DUBUISSON

Vous êtes journaliste l Collègue de Valcour !

BELVAL

Seulement d'aujourd'hui:

J'ai besoin de le voir; j'attendais après lui. Lorsqu'un heureux hasard guidant mademoiselle....

DUBUISSON

Ah î vous êtes trop bon de causer avec elle 5 Car aux choses d'esprit elle n'a point de goût , Et la plupart du temps n'y comprend rien du tout.

AGATHE

J'ai bien compris monsieur.

J'en doute.

BELVAL

Je l'espère, AGATHE.

Oh î oui.

DUBUISSON

Ma pauvre enfant , va , tu liens de ta mère.

BELVAL

Vous êtes exigeant.

DUBUISSON

Non , mais il est certain Qu'on ne lui voit jamais un journal à la main.

BELVAL

C'est fâcheux en effet. Mais peut-elle à son âge En sentir comme vous le charme et l'avantage ? Peut-elle posséder votre discernement ?

Du vrai beau comme vous , avoir le sentiment ? Juger autrui par vous , ce n'est pas équitable.

DUBUISSON

Ah! monsieur. Ce jeunehommeest tout-à-fait aimable...

BELVAL

Vous avez le renom de censeur excellent.

DUBUISSON

Eh mais , j'ai quelque tact.

BELVAL

Non , du goût, du talent. Vous êtes très-connu dans la littérature.

DUBUISSON

Vraiment ?

BELVAL

Comme amateur. Et même l'on assure Que Valcour a souvent recherché vos avis , Et s'est trouvé fort bien de les avoir suivis.

DUBUISSON

A ne vous rien cacher , il en est quelque chose.

BELVAL, Voyez-vous !

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