ACTE III, SCÈNEIII
DUBUISSON
Ah ! ma joie est complète..,*
De rencontrer chez moi Soyez le bienvenu.
Pardonnez si , voyant un visage inconnu ,
Je vous ai fait d'abord un accueil assez triste j
J*ignorais....
BELVAL
Ah ! monsieur....
DUBUISSON
Vous êtes journaliste l Collègue de Valcour !
BELVAL
Seulement d'aujourd'hui:
J'ai besoin de le voir; j'attendais après lui. Lorsqu'un heureux hasard guidant mademoiselle....
DUBUISSON
Ah î vous êtes trop bon de causer avec elle 5 Car aux choses d'esprit elle n'a point de goût , Et la plupart du temps n'y comprend rien du tout.
AGATHE
J'ai bien compris monsieur.
J'en doute.
BELVAL
Je l'espère, AGATHE.
Oh î oui.
DUBUISSON
Ma pauvre enfant , va , tu liens de ta mère.
BELVAL
Vous êtes exigeant.
DUBUISSON
Non , mais il est certain Qu'on ne lui voit jamais un journal à la main.
BELVAL
C'est fâcheux en effet. Mais peut-elle à son âge En sentir comme vous le charme et l'avantage ? Peut-elle posséder votre discernement ?
Du vrai beau comme vous , avoir le sentiment ? Juger autrui par vous , ce n'est pas équitable.
DUBUISSON
Ah! monsieur. Ce jeunehommeest tout-à-fait aimable...
BELVAL
Vous avez le renom de censeur excellent.
DUBUISSON
Eh mais , j'ai quelque tact.
BELVAL
Non , du goût, du talent. Vous êtes très-connu dans la littérature.
DUBUISSON
Vraiment ?
BELVAL
Comme amateur. Et même l'on assure Que Valcour a souvent recherché vos avis , Et s'est trouvé fort bien de les avoir suivis.
DUBUISSON
A ne vous rien cacher , il en est quelque chose.
BELVAL, Voyez-vous !