‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 158 sur 453 · ACTE III, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IX

VALCOUR

Comme rédacteur me présenter Belval! Pour nuire à mes desseins , s'unir à mon rival !

MARCEL

Qui ? lui ! votre rival ?

VALCOUR

Vous l'ignoriez, peut-être?

MARCEL

Eh î sans doute \ comment aurais-je pu connaître Que vous aimiez Agathe ?

VALCOUR

Il fallait le savoir.

MARCEL

De deviner, monsieur, je n'ai pas le pouvoir.

Et vous-même vingt fois vous m'avez fait entendre

Que Dubuisson , en vain , vous désirait pour gendre.

VALCOUR

C'est assez discourir, vous n'êtes plus à moi.

MARCEL

Si vous aviez daigné confier à ma foi....

VALCOUR

XJn malheureux que j'ai tiré de la misère !

MARCEL

Songez donc que toujours vous m'avez fait mystère...,

VALCOUR

Un drôle !

MARCEL

Mais, monsieur....

VALCOUR

Que j'ai comblé!

MARCEL

Pardon Si je vous ai dëplu 5 mais pouvais-je...

VALCOUR

Un fripon , Qui me doit son état, qui végétait naguères; Qui sur le corps avait dix méchantes afifaires!

MARCEL

Çà 5 vous me fatiguez, je vous le dis tout net.

VALCOUR

Qu'est-ce à dire , insolent ?

MARCEL

Ah! plus bas , s'il vous plaît.

VALCOUR

Sors 5 ou tu vas payer cet impudent langage .

MARCEL

Morbleu ! n'approchez pas.

VALCOUR

Ah ! quel excès d'outrage !

La justice de toi va me faire raison^ Oui, je sais de tes tours, et dans peu la prison...

MARCEL

Il vous sied bien, ma foi, de menacer les autres. Vous savez de mes tours? moi je connais les vôtres : Nous verrons.

VALCOUR, àparL

Il est vrai! je suis à sa merci.

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