‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 168 sur 453 · SAINT-CLAIR, DUBUISSON, VALCOUR · texte numérisé non relu

SAINT-CLAIR, DUBUISSON, VALCOUR

DUBUISSON

Ses pleurs auront bientôt cessé.

D'un tel affront son cœur et s'indigne et s'irrite ; Mais l'amour n a point part au trouble qui l'agite.

jo4 LE FOLLICULAIRE.

VALCOUR

Agathe , en son dépit , croit n'avoir plus d'amour j Mais peut-être , plus calme , avant la fin du jour , Regrettant d avoir fait d'imprudentes promesses....

DUBUISSON

Voilà-l-il pas encor de vos délicatesses î

VALCOUR

On pourrait difTérer , monsieur.

DUBUISSON

Point de répit ; Non 5 ma fille consent : que ce soit par dépit , Par vengeance , n'importe ^ elle est honnête et sage , Et l'on peut , sans amour , faire très-bon ménage.

' SAINT-CLAIR

-Ajoutez que ma sœur ne saurait plus aimer Un homme que son coeur a cessé d'estimer.

Oui , c'est cela 5 voilà ce que je voulais dire.

Ah ! je sens qu'aisément on croit ce qu'on désire.

( Passant entre les deux. )

O mes amis , pour moi quel heureux avenir !

J'aurai donc le bonheur de vous appartenir î

SAIN.T-CLAIR

Dans mon meilleur ami je vais trouver un frère.

DUBUISSON

Je brûlais de conclure une union si chère : Tout réussit enfin au gré de mes souhaits.

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