ACTE IV, SCÈNE V
De la saine raîson embrassant la défense , Afîranchir votre esprit des langes de l'enfance , Le délivrer du jong des superstitions , Porter l'indépendance en vos opinions ; Vous apprendre à marcher entre des précipices, A fuir les préjugés prcsqu'autant que les vices \ Et vous montrer qu'on peut , cédant à ses désirs, Honorer la vertu sans nuijre à ses plaisirs : Voilà ce que de moi notre amitié réclame ^ Voilà les vérités que je verse en votre ànie ; Je remplis le devoir que l'honneur ra'a tracé , Si vous m'aimez un peu je suis récompensé.
SAINT-CLAIR
Que de droits vous avez à ma reconnaissance! Payer tant de bienfaits n'est pas en ma puissance ; Jamais je n'oublirai...
J'entends quelqu'un , je croîs.
SAIÎs^T-CLAIR.
En effet.
VALCOUR
De Dormeuil je reconnais la voix.
SAINT-CLAIR
C'est lui-même , à cette heure , ici , que vient-il ùme ?
VALCOUR
Quoi! monsieur Dnbuisson n'a pu nous en défaire?... Cher Saint-Clair , pardonnez si je m'exprime ainsi.
SAINT-CLATR.
Oh ! je vous l'abandonne ^ il me fatigue aussi. De ses prétentions sans cesse il nous assomme. Autrefois je l'aimais , il me semblait bon homme :
io8 LE FOLLICULAIRE.
Mais , depuis qu'en ces lieux vous vivez avec nous, Ce n'est plus qu'un censeur incommode et jaloux. II entre.
VALCOUR
(A part , en apercevant Belval.)
Encor Belval! que son aspect me gêne.
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