‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 171 sur 453 · ACTE IV, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE V

De la saine raîson embrassant la défense , Afîranchir votre esprit des langes de l'enfance , Le délivrer du jong des superstitions , Porter l'indépendance en vos opinions ; Vous apprendre à marcher entre des précipices, A fuir les préjugés prcsqu'autant que les vices \ Et vous montrer qu'on peut , cédant à ses désirs, Honorer la vertu sans nuijre à ses plaisirs : Voilà ce que de moi notre amitié réclame ^ Voilà les vérités que je verse en votre ànie ; Je remplis le devoir que l'honneur ra'a tracé , Si vous m'aimez un peu je suis récompensé.

SAINT-CLAIR

Que de droits vous avez à ma reconnaissance! Payer tant de bienfaits n'est pas en ma puissance ; Jamais je n'oublirai...

J'entends quelqu'un , je croîs.

SAIÎs^T-CLAIR.

En effet.

VALCOUR

De Dormeuil je reconnais la voix.

SAINT-CLAIR

C'est lui-même , à cette heure , ici , que vient-il ùme ?

VALCOUR

Quoi! monsieur Dnbuisson n'a pu nous en défaire?... Cher Saint-Clair , pardonnez si je m'exprime ainsi.

SAINT-CLATR.

Oh ! je vous l'abandonne ^ il me fatigue aussi. De ses prétentions sans cesse il nous assomme. Autrefois je l'aimais , il me semblait bon homme :

io8 LE FOLLICULAIRE.

Mais , depuis qu'en ces lieux vous vivez avec nous, Ce n'est plus qu'un censeur incommode et jaloux. II entre.

VALCOUR

(A part , en apercevant Belval.)

Encor Belval! que son aspect me gêne.

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