‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 181 sur 453 · BELVAL, SAINT-CLAIR, AGATHE, DORMEUIL, DUBUISSON, VALCOUR · texte numérisé non relu

BELVAL, SAINT-CLAIR, AGATHE, DORMEUIL, DUBUISSON, VALCOUR

AGATHE

Je te revois , mon frère ! ah ! mon cœur oppressé ! . . .

SAINT-CLAIR

Calme-ioî.

DORMEUIL

Tout cela s'est arrangé , ma nièce.

VALCOUR, à Dubuisson.

Vous le voyez.

Je viens accomplir ma promesse , Mon frère , et démasquer un fourbe , un imposteur.

( Montrant Valcour. )

Du pamphlet de tantôt reconnaissez l'auteur.

DUBUISSON, à Valcour.

Eh bien , l'avais-je dit ?

DORMEUIL

Mon neveu trop facile , Et prêtant à ce traître une plume docile , Sans savoir dans quels maux sa bonté l'entraînait , A remis de sa main le manuscrit au net. Monsieur, dont la prudence égale l'artifice , De son propre travail a détruit tout indice , Pour pouvoir au besoin en accuser Saint-Clair.

DUBUISSON, à Vticour.

Nous V voilà !

BELVAL

Solange , un oncle qui m'est cher ^ Est, dansée livre affreux, couvert d'ignominie. J'accusai votre fils de cette calomnie , Espérant qu'à nos yeux il allait arracher Le voile qu'un perfide a pris pour se cacher. Mais , craignant qu'on ne pût douter d son courage , 11 gardait le silence , il supportait l'on âge , Et n'eût rien avoué , s'il n'eût appris enfin Qu'à nos yeux éclairés il déguisait en v.iin , Et que , des vils complots tramés pour le séduire ^ Marcel avec détail avait su nous instruire.

DUBUISSON,à Valcour.

Marcel j justement.

Oui , telle est la vérité.

DORMEUIL

Monsieur se tait : malgré sa rare habileté ,

Des faits aussi constans ont trop su le confondre.

VALCOUR

Vous parlez à monsieur , c'est à lui de répondre.

DORMEUIL, à Dubuisson.

Eh bien ?

DUBUISSON

Eh bien , j'attends que vous soyez au bout. N'avez-vous rien à dire encor ?

DORMEUIL

Vous savez tout.

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