BELVAL, SAINT-CLAIR, AGATHE, DORMEUIL, DUBUISSON, VALCOUR
AGATHE
Je te revois , mon frère ! ah ! mon cœur oppressé ! . . .
SAINT-CLAIR
Calme-ioî.
DORMEUIL
Tout cela s'est arrangé , ma nièce.
VALCOUR, à Dubuisson.
Vous le voyez.
Je viens accomplir ma promesse , Mon frère , et démasquer un fourbe , un imposteur.
( Montrant Valcour. )
Du pamphlet de tantôt reconnaissez l'auteur.
DUBUISSON, à Valcour.
Eh bien , l'avais-je dit ?
DORMEUIL
Mon neveu trop facile , Et prêtant à ce traître une plume docile , Sans savoir dans quels maux sa bonté l'entraînait , A remis de sa main le manuscrit au net. Monsieur, dont la prudence égale l'artifice , De son propre travail a détruit tout indice , Pour pouvoir au besoin en accuser Saint-Clair.
DUBUISSON, à Vticour.
Nous V voilà !
BELVAL
Solange , un oncle qui m'est cher ^ Est, dansée livre affreux, couvert d'ignominie. J'accusai votre fils de cette calomnie , Espérant qu'à nos yeux il allait arracher Le voile qu'un perfide a pris pour se cacher. Mais , craignant qu'on ne pût douter d son courage , 11 gardait le silence , il supportait l'on âge , Et n'eût rien avoué , s'il n'eût appris enfin Qu'à nos yeux éclairés il déguisait en v.iin , Et que , des vils complots tramés pour le séduire ^ Marcel avec détail avait su nous instruire.
DUBUISSON,à Valcour.
Marcel j justement.
Oui , telle est la vérité.
DORMEUIL
Monsieur se tait : malgré sa rare habileté ,
Des faits aussi constans ont trop su le confondre.
VALCOUR
Vous parlez à monsieur , c'est à lui de répondre.
DORMEUIL, à Dubuisson.
Eh bien ?
DUBUISSON
Eh bien , j'attends que vous soyez au bout. N'avez-vous rien à dire encor ?
DORMEUIL
Vous savez tout.