‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 278 sur 453 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

Les Précédens, IRMA.

IRMA , s'arrêtant dans le fond.

Pardon, madame la baronne, pardon, messieurs

peut-être j'interromps.... Je venais...

( Elle veut s'en aller. )

LA BARONNE, allant à elle.

Toi , nous interrompre ! Peux-tu jamais être de trop , même dans nos secrets.

IRMA

Que de bonté !

LE BARON

Nous ne nous plaignons que d'une chose, c'est que tu ne sois pas plus souvent avec nous.

MOLEN

On dirait que tu nous fuis , chère enfant.

IRMA

Moi , vous fuir !.... Je venais pour savoir

3o LE PRÉSENT DU PRINCE,

LA BARONNE

Mais , regardez donc comme elle est jolie.

LE BARON

Quel éclat !

Quelle fraîcheur !

Sourire de cour!

VOLBERG.

MOLEN

IRMA

Je ne suis pas fâchée d'être un peu jolie le jour de ma noce 5 cela fera plaisir à mon cher Edgard.

LA BARONNE, haussant les épaules. \

Edgard , ma chère enfant/... Je veux te faire présent d'un écrin.

IRMA

Cela fera plaisir à mon cher Edgard.

M OLEN , haussant les épaules.

Edgard , ma petite princesse !... Je te donnerai un équipage de cour.

IRMA

Cela fera plaisir

(Elle a cru voir dans la figure de ses parens quelque chose d'étrange : elle n'achève pas : elle est prête à pleurer. )

Mais embrasse- moi donc.

LE BARON

Mais embrasse-nous donc.

(Irma, toujours étonne'e, reste immobile et se laii.i embrasser par ses paréos. )

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