TOUS
Il lui refuse son agrément î
LA BARONNE, bas au baron
Entendez-vous ?
LE BARON, bas à'volberg.
^ Comprenez-vous ?
VOLBERG , basàMolen.
C'est bien cela.
MOLEN.basà Yolberg.
Notre fortune est faite. - ^
EDG ART), après ua momenl d'abattement.
O ciel ! qui pouvait jamais le prévoir, le Prince qui éleva mon enfance , le Prince qui , sur un champ de bataille pj it la main de mon père mourant, en lui disant qu'il aura it soin de ma fortune -, le Prince pour qui je donnerais ma vie , me déchire par un refus bizarre autant qu'inhumain. J e n'en rechercherai pas le motif, je frémirais peut-être e n le découvrant.
LE PRINCE
Jeune homme , ne calomniez pas votre souverain.
MOLEN, parodiant le Prince.
Oui 5 jeune homme , ne calomniez pas votre souverain.
LE BA.RON
Je ne souffrirai pas plus long-temps qu'on dise du mal de son altesse chez moi.
^ LA. BARONNE
Nous excusons votre douleur -, mais songez...»
IRMA
A^ous aviez bien besoin , monsieur le philosophe , de venir élever une difficulté à laquelle personne ne pensait ] vous auriez bien mieux fait de rester dans votre université.
LE BARON
Je suis désespéré , mon cher Edgard , de Tobstacle imprévu... Viens , suis-moi , pauvre petite....
EDGARD. i
Arrêtez , monsieur le baron , et par pitié , écoulez-moi.
LE BARON
Que me direz- vous , mon cher ami?... vous n'avez pas l'agrément du Prince. V
IRMA
Méchant philosophe ! je vous hais à la mort.
( Elle sort avec le baron. , EDGARD.
Madame la baronne, puis-je compter du moins...
LA BARONNE
Non, non, ne comptez plus sur rien... 11 fallait avoii l'agrément du Prince.
(Elle sort. "1 EDGARD.
Monsieur de Molen....
MOLEN
Je ne veux rien avoir de commun avec un homme qui est si mal avec le Prince.