ACTE II, SCÈNE VII
EDGARD
Que ferais-je de mes lauriers ?
LE PRINCE
Honorer votre vie par des emplois, des dignités.
^ EDG A RD, çivec désespoir.
Mais avant tout, que le Prince fasse donc que je vive.
Voilà bien une tête de jeune homme ! Tout est perdu parce qu'il n'épouse pas deux beaux yeux bleus.
IRMA
Oui , monsieur , tout est perdu s'il ne m'épouse pas.
LE PRINCE
Cher Edgard , calmez-vous , et laissez-nous seuls ; il faut que je cause avec cette aimable enfant.
EDGARD, avec intention.
C'est sans doute une leçon de philosophie que monsieur veut lui donner.
LE PRINCE
Oui , monsieur, c'est une leçon de philosophie.
EDGARD
Alors , je reste afin d'en profiter.
LE PRINCE
Eh quoi I malgré mes prières Dites-lui donc, Irma ,
qu'il blesse toutes les convenances, et que, pour un homme élevé à la cour , il connaît peu les règles de la politesse.
IRMA
Retirez-vous, mon cher Edgard.
LE PRINCE
Je vais lui dire deux mots à l'oreille , je suis sûr qu'ils produiront un bon effet. { Il s' approche d^ Edgard ).,.,. : Edgard , le Prince vous ordonne de vous retirer.
EDGARD
J'obéis..... (^uépart.) mais je ne m'éloigne pas.
( Il sort lentement ea regardant lour à tour le Prince et Irma. )