‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 286 sur 453 · ACTE II, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VII

EDGARD

Que ferais-je de mes lauriers ?

LE PRINCE

Honorer votre vie par des emplois, des dignités.

^ EDG A RD, çivec désespoir.

Mais avant tout, que le Prince fasse donc que je vive.

Voilà bien une tête de jeune homme ! Tout est perdu parce qu'il n'épouse pas deux beaux yeux bleus.

IRMA

Oui , monsieur , tout est perdu s'il ne m'épouse pas.

LE PRINCE

Cher Edgard , calmez-vous , et laissez-nous seuls ; il faut que je cause avec cette aimable enfant.

EDGARD, avec intention.

C'est sans doute une leçon de philosophie que monsieur veut lui donner.

LE PRINCE

Oui , monsieur, c'est une leçon de philosophie.

EDGARD

Alors , je reste afin d'en profiter.

LE PRINCE

Eh quoi I malgré mes prières Dites-lui donc, Irma ,

qu'il blesse toutes les convenances, et que, pour un homme élevé à la cour , il connaît peu les règles de la politesse.

IRMA

Retirez-vous, mon cher Edgard.

LE PRINCE

Je vais lui dire deux mots à l'oreille , je suis sûr qu'ils produiront un bon effet. { Il s' approche d^ Edgard ).,.,. : Edgard , le Prince vous ordonne de vous retirer.

EDGARD

J'obéis..... (^uépart.) mais je ne m'éloigne pas.

( Il sort lentement ea regardant lour à tour le Prince et Irma. )

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