‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 328 sur 453 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

BELGOUR, GERMON.

• BELCOUR

Hjk bien! Germon, je viens de tenir ma promesse; Te voilà pi^ésenté , reçu chez la comtesse. Ce moment fut par toi vivement désiré ; Tu dois être content?

GERMON

Je suis désespéré I C'est ici que Sophie a , dis-tu, sa demeure; Mais je l'attends en vain, Belcour, depuis une heure. L'œil et l'oreille ouverts, j'écoute : au moindre bruit, Je crois qu'elle paraît ; tout mon corps en frémit , Et je ne la vois point ! quelle horrible souffrance ! Tu m'avais dit pourtant...

BELCOtJR.

Un peu de patience !

Elle viendra bientôt^ je puis te l'assurer. On nous la cache; eh bien! moi, je vais la montrer. Sa présence au salon est toute préparée. Et tu vas voir comment j'amène son entrée.

GERMON

Je meurs d'impatience !

BELCOUR

Ali ! voilà les amans !

Le plus léger retard les irrite , et le temps

LA MÈRE RIVALE, ACTE II, SCÈNE I. 2ij

Esl toujours lent pour eux, quoiqu'il porte des ailes. Mais quoi! n'entends-je pas ces dames?

GERMON

Ce sont elles.

BELCOUR

Chut!

Page 1