SCENE VI
SOPHIE, Mx^DORVAL, BELCOUR.
BELCOUR j a part.
L'orage incessamment va gronder sur ma tête ; Faisons, avec fracas, éclater la tempête.
m.^^ DORVAL , a part ^ en entrant.
Dieu ! je les aperçois !
BELCOUR , a Sophie.
Allons , rassurez-Vous.
(A part , en apercevant madame Donnai. ) On s'approche ! il est temps de frapper les grands coups.
M^E DORVAL , a part , au fond du théâtre. Ecoutons-les.
BELCOUR , haut.
Séchez vos pleurs , belle Sophie ; La source désormais en doit être tarie. De mon dessein hardi ne vous effrayez pas ; Le moment est propice , osez suivre mes pas.
6o LA MÈRE RIVALE,
M^E DORVAL , a part.
Voudrait-il l'enlever ?
En dépit de l'envie ;, Au plus fidèle amant .vous allez être unie.
M^^ DORVAL , a part.
Le traître !
BELCOUR , haut.
Bannissez un chimérique effroi.
Vous savez qui je suis, fiez-vous à ma foi. •
M.^^ DORVAL , h part.
Perfide !
SOPHIE , bas a Belcour.
Mais , Monsieur , songez donc que ma mère.... Vous me perdez !
BELCOUR , bas a Sophie.
Eh ! non , je vous sauve, au contraire. (Haut.)
Mais d'où vous vient cet air sombre et silencieux .^^
Vous ne répondez point ! vous détournez les yeux ! Mon projet ne peut pas vous devenir funeste j Et d'ailleurs , songez-y , c'est le seul qui nous reste. Cédez à mes raisons ; venez, ne craignez rien.
('// lui prend la main.) Avant la fin du jour je vous promets....
/'// se retourne , et Doit madame Dorvalpres de lui.) ;^iME DORVAL, haut.
Fort bien !
BELCOUR , jouant la surprise.
Que vois-je P
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