‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 352 sur 453 · M»^ DORVAL, BELCOUR · texte numérisé non relu

M»^ DORVAL, BELCOUR

B'EiuCOXiK^ jouant TembaFras'.

Vous me voyez confus , interdit....

M^E DORVAL

Je le croi.

BELCOUR

Je sens que r apparence est ici contre moi.

M^E DORVAL

L'apparence ! Osez-vous me soutenir en face.^*.... J'étais loin de m'attendre à cet excès d'audace ! Ainsi , je vous accuse à tort en ce moment , Et j'ai mal pris la chose avec vous.

Justement.

]YlME DORVAL.

Quoi ! j'ai mal entendu ce que je viens d'entendre ? Mes oreilles , mes yeux viennent de se méprendre ?

^ BELCOUR

Oui , Madame ; je suis pouf elle sans amour , Et c'est pour un ami que je lui fais la cour.

jVlME DORVAL.

Pour un ami! l'idée est tout-à-fait nouvelle! Ainsi, vous l'enleviez pour cet ami fidèle?

BELCOUR

Vous avez pu penser?... Qiii, moi!... vous vous trompiez.

jyiME DORVAL.

Vous n'alliez pas...

BELCOUR

J'allais me jeter à vos pieds; J'allais, accompagné de votre fille même, Intercéder pour elle et pour celui qu'elle aime.

M^E DORVAL

J'admire avec quel art vous répondez à tout!

Mais, Monsieur, dissipez mes doutes jusqu'au bout;

Veuillez m'ôter encore une erreur. Cette lettre ,

(Elle lui présenta sa lettre^ Qu'en de fidèles mains vous aviez cru remettre , Où votre âme n'est pas dévoilée à demi; Ce rendez-vous?...

BELCOUR

• C'était encor pour mon ami.

MME DORVAL

Ah! c'est trop, d'ajouter l'ironie à l'outrage !

Page 1