JULES, JULIE, FLAVIEN, CLAIRETTE
FLAviEN, à Julie.
Viens voir ma lanterne magique.
JULIE, jetant les yeux sur le pupitre.
Comment ! mais c'est superbe. —Ah ! ah , de la nuisique ; Monsieur Jules toujours s'en occupe ?
JULES
J'en fais Mon seul délassement.
( Ici Thérèse emmené Flavien. )
JULIE
Se peut-il.^ Je pensais...
On disait qu'ennemi de tout soin incommode
Vous étiez de nos jours le jeune homme à la mode...
JULES
Moi!
Que les bals... le jeu, funeste amusement ; Prenaient tous vos loisirs...
I ULES.
Moi!
CLAIRETTE
Voilà comme on ment.
Voilà dans tous les temps comme la médisance S'efforce de noircir la candide innocence ! Monsieur chante, étudie; ou parfois pour changer, Vers le bois de Boulogne il guide un char léger : Quoi de plus simple? Eh bien! l'on y trouve à redire.
JULES
Ce beau lieu n'a plus rien lui-même qui m'attire.
CLAIRETTE
Madame de Noirmont nous y conduit ce soir; A l'entendre, monsieur très-souvent s y fait voir.
JULES
Vous y devez aller ? J'y vais.
CLAIRETTE
Et l'équipage Dont je viens de parler sera-t-il du voyage?