‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 367 sur 453 · JULES, JULIE, FLAVIEN, CLAIRETTE · texte numérisé non relu

JULES, JULIE, FLAVIEN, CLAIRETTE

FLAviEN, à Julie.

Viens voir ma lanterne magique.

JULIE, jetant les yeux sur le pupitre.

Comment ! mais c'est superbe. —Ah ! ah , de la nuisique ; Monsieur Jules toujours s'en occupe ?

JULES

J'en fais Mon seul délassement.

( Ici Thérèse emmené Flavien. )

JULIE

Se peut-il.^ Je pensais...

On disait qu'ennemi de tout soin incommode

Vous étiez de nos jours le jeune homme à la mode...

JULES

Moi!

Que les bals... le jeu, funeste amusement ; Prenaient tous vos loisirs...

I ULES.

Moi!

CLAIRETTE

Voilà comme on ment.

Voilà dans tous les temps comme la médisance S'efforce de noircir la candide innocence ! Monsieur chante, étudie; ou parfois pour changer, Vers le bois de Boulogne il guide un char léger : Quoi de plus simple? Eh bien! l'on y trouve à redire.

JULES

Ce beau lieu n'a plus rien lui-même qui m'attire.

CLAIRETTE

Madame de Noirmont nous y conduit ce soir; A l'entendre, monsieur très-souvent s y fait voir.

JULES

Vous y devez aller ? J'y vais.

CLAIRETTE

Et l'équipage Dont je viens de parler sera-t-il du voyage?

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