‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 369 sur 453 · ACTE I, SCÈNE IIJ. aC · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IIJ. aC

Des progrès étonnans en musique?

JULIE

Moi? Non.

CLAIRETTE

Non! c'est aussi trop loin pousser la modestie.

( a Jules. ) Etonnans, oui , monsieur, je vous le certifie.

( a part. ) Il faut l'aider un peu.

JULIE

Mais pour parler ainsi , Vous croyez donc pouvoir en juger?

CLAIRETTE

Dieu merci!

Pour sentir les beaux arts et leur céleste flamme, Vos maîtres disent tous qu'il ne faut que de lame ; Et, sans blesser personne , en fait d'ame, je croi Qu'il est fort peu de gens mieux partagés que moi. J'ignore ce qu'ici monsieur en veut conclure; Mais ce que vous niez est la vérité pure. Chantez; on verra bien...

JULIE

Es-tu folle ?

Pardon.

Je suis persuadé que Clairette a raison , Et, si je ne craignais que votre complaisance...

nô LES QUATRE AGES.

CLAIRETTE

Allons, mademoiselle, une simple romance. Ah ! vous chantez si bien la romance !...

JULIE

Voyons.

C'est trop donner les mains à vos préventions ; Pour les faire cesser il faut vous satisfaire.

CLAIRETTE

Eh bien! la modestie est vraiment exemplaire.

JULIE, au pupitre.

Qu'avez-vous donc ici?... Je connais ce rondeau Et cet air si touchant de l'opéra nouveau. Ceci...?

JULES

C'est un essai de musique naïve , Un chant simple et sans art, obscure tentative.

JULIE

Ce n'est pas connu?

JULES

Non.

Il me semble... En tout (;as, Je n'entreprendrai point, ne le connaissant pas...

IULES

C'est facile.

JULIE

De qui cette musique esr-elle?

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