ACTE IV, SCENE IX. i uj
SAINT -ALBIN
Je viens vous voir en allant au collège. ( Il fait -voir une carte de ^visite. )
* J'ai trouvé cette carte hier chez mon portier.
* « Achille-Hector-Louis de Volrade , écuyer. »>
R u p E R T , a part.
* Écuyer !
VOLRADE, a Saint-Albin.
( Baissant la uoix. )
J'ai passé... — Parlez bas, je vous prie : ^ J'ai, comme vous voyez, certaine compagnie...
R u p E R T , a part.
* Ecuyer î
SAINT-ALBIN, bas h Volrade.
Comment donc ? c'est Rupert.
C'est Rupert,
* Un marchand d'ici près.
SAINT-ALBIN
Mais,..
RUPERT, a part.
Sont-ils de concert "^ SAINT-ALBIN, bas a Volrade.
* Vous ne savez donc pas quel est le personnage ?
VOLRADE.
^ Parlaitement. Il vient pour m offrir son suffrage.
nuPERT, a part.
* 11 n'aura pas ma voix.
SAINT-ALBIN, toujours bas a Volrade.
, Et vous l'accepteriez ?
VOLRADE.
* Fi donc /
SAINT-ALBIN
Il faut qu'alors vous le lui déclariez.
VOLRADE.
( a Rupert. ) ( bas. )
* Sans marchander. Monsieur, c'est assez. Partez vite, '
* Je vais me dégager et vous joindre de suite.
RUPERT, lui prenant la main.
* Mon bon ami...
SAINT -ALBIN, étonné.
Comment!
RUPERT, contin uan t.
Il est vrai , c'est assez ;
* Et vous parlez ici mieux que xous ne pensez.
SAIN T- ALBIN, à /?a/f.
* Son ami!...
VOLRADE, bas a Saint- Albin.
Sans façon vous voyez qu'il en use.
SAINT- AL B I N
^ Oui.
RUPERT, continuant , a Volrade.
Mais il faut enfin que je vous désabuse.