‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 446 sur 453 · JULIE, VOLRADE, PÉRIANTHE, FLAVIEN · texte numérisé non relu

JULIE, VOLRADE, PÉRIANTHE, FLAVIEN

Jules...

JULES, à Julie.

C'est VOUS !

Mon père ^...

JULIE

Eh bien ? vous ne répondez pas !

i44 LES QUATRE AGES.

JULES

Calmez-vous. Dans mon sort déplorable , D'un affreux attentat ma main n'est point coupable : Votre père est chez vous.

JULIE

Est-il bien vrai? Grands dieux!

JULES

C'est nous... que dis-je? moi qui suis seul malheureux.

( Aux autres. )

Au lieu du rendez-vous , (trop cruel à moi-même ! )

Je courus , pénétré de ma douleur extrême.

J'y trouve seul , sans suite et se fiaiït^n nous ,

L ennemi... que mon cœur nomme d'un nom plus doux !

( a Volrade, )

Son indignation hautement se révèle.

Lorsque de votre absence il apprend la nouvelle.

Mais ses emportemens et ses affreux mépris ,

Moins que ma propre honte accablent mes esprits.

J'ose offrir , à défaut de légitime excuse ,

Des réparations que son orgueil refuse.

Votre seul intérêt se fait entendre alors :

J'exige ces papiers ; mais par de vains efforts j

Et ces hauteurs servant de prétexte à mon zèle ,

Je m'en fais des motifs de plainte persoft'helle.

O d'un cœur généreux admirable candeur!

Ce que n'en obtint point une indiscrète ardeur ,

A l'honneur qui réclame il l'accorde sans peine.

Était-ce donc à nous à connaître la liaine!

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