JULIE, VOLRADE, PÉRIANTHE, FLAVIEN
Jules...
JULES, à Julie.
C'est VOUS !
Mon père ^...
JULIE
Eh bien ? vous ne répondez pas !
i44 LES QUATRE AGES.
JULES
Calmez-vous. Dans mon sort déplorable , D'un affreux attentat ma main n'est point coupable : Votre père est chez vous.
JULIE
Est-il bien vrai? Grands dieux!
JULES
C'est nous... que dis-je? moi qui suis seul malheureux.
( Aux autres. )
Au lieu du rendez-vous , (trop cruel à moi-même ! )
Je courus , pénétré de ma douleur extrême.
J'y trouve seul , sans suite et se fiaiït^n nous ,
L ennemi... que mon cœur nomme d'un nom plus doux !
( a Volrade, )
Son indignation hautement se révèle.
Lorsque de votre absence il apprend la nouvelle.
Mais ses emportemens et ses affreux mépris ,
Moins que ma propre honte accablent mes esprits.
J'ose offrir , à défaut de légitime excuse ,
Des réparations que son orgueil refuse.
Votre seul intérêt se fait entendre alors :
J'exige ces papiers ; mais par de vains efforts j
Et ces hauteurs servant de prétexte à mon zèle ,
Je m'en fais des motifs de plainte persoft'helle.
O d'un cœur généreux admirable candeur!
Ce que n'en obtint point une indiscrète ardeur ,
A l'honneur qui réclame il l'accorde sans peine.
Était-ce donc à nous à connaître la liaine!