‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 453 sur 453 · ACTE V, SCÈNE VU. i5i · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE VU. i5i

Du temps qui l'a y)rocluit il est surtout le crime.

s u z E VA L , sans amertume.

De ce crime, monsieur, quiconque fut exempt En doit bénir le ciel comme d'un beau présent; Du blâme , du reproche il doit se rendre avare, Et jouir sans orgueil d'une vertu si rare.

PÉRIANTHE, a Volrade.

Vous rompez , je l'espère , avec l'ambition.

VOLRADE.

Je lui dois tant de trouble et d'agitation !

Votre département vous offre des suffrages

Qui pourraient cependant compenser ces dommages.

V o L R A D E , d^un ton très-naturel.

Oui, je m'apprête même à partir cette nuit.

PÉRI ANTHE.

Ah! fort-bien! La leçon a produit un beau fruit.

Or, le sort, qui semblait nous être si contraire , Me donne encore ici d'autres heureux à faire. Reprenez, mes enfans, vos vœux, vos doux projets, Dont rien ne saurait plus empêcher le succès.

JULES

Quoi , monsieur !

JULIE

Se peut-il!

i52 LES QUATRE AGES.

SUZEVAL.

Des fautes étrangères Avaient rempli vos cœurs de douleurs passagères; Tout sera réparé. Mais quand votre vertu Vous obtient tin bonheur qui vous est si bien dii, D'un souvenir fâcheux ne censurez personne. A l'âge , à ses effets , que votre cœur pardonne. Songez à vous d'ailleurs, et n'oubliez jamais Que si parfois le temps nous rend moins imparfaits, Souvent aussi , souvent aux présens qu'il apporte La prudente raison doit refuser la porte ; Qu'industrieux enfin à changer nos humeurs, Il laisse à nos efforts à nous rendre meilleurs.

FIN

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