ACTE III, SCENE V
EDMOND bas au baron.
Vous avez , m'a-t-on dit, une terre obérée; Je la dégagerai.
LE BARON
Vous êtes vraiment bon.
EDMOND
Mais en vous obligeant je m'oblige , baron ; Et si tout va pour moi comme je le désire, Vous me connaîtrez mieux.
LE BARON bas a la baronne.
Non , vous avez beau dire , C'est un vrai galant-homme.
EDMOND. (// appuie sur ces deux -vers , pour attirer r attention de la compagnie^
Ah ! quel autre paquet ?
D'où diable me vient-il "^ et comment est-il fait ^
( Il décacheté le caquet , fermé de cinq cachets ,• il y a deux lettres dedans.}
Bon, mon correspondant m'explique ici l'affaire.
(Il lit de manière a être entendu, de tout le monde.J
Edmond de Rosenthal vous fait une prière. ...
(Ils se lèvent tous , et prêtent la plus giandc attention. J
(Edmond se lève aussi.)
LE BARON vivement.
Edmond de Rosenthal?
LA BARONNE auec m
epris.
Le marchand de Riga.
EDMOND
<j'est vrai , c'est votre nom ?
EMMA a Edmond.
Que vous écrit-on là Oe mon oncle?
I/a Fille d^ honneur .^ 3^ èdit. ^
LA BARONNE
Votre oncle ! ah ! vous riez , ma bonne! Vous savez bien qu'il n'est avoué de personne, Et que dans la famille il n'est pas un parent Qui voulût consentir à le voir un moment,
EMMA
Avec sévérité vous le traitez, madame.
Ah! trop cruellement je trouve qu'on le blâme j
S'il est vrai , comme on dit , qu'il fut déshérité
Pour avoir adoré cette jeune beauté ,
Fille d'un artisan.. . .
LE CONSEILLER
Fi ! le sot mariage !
EDMOND a part.
De mon incognito j'éprouve Favantage.
LA PRÉSIDENTE
Comment à sa noblesse a-t-il pu déroger ? C'est un extravagant.
CHARLES l^as a Edmond,
Ah ! si pour vous venger De ces sots. . . .
EDMOND bas Cl Charles, Paix.
LE CHEVALIER
Voyons cette correspondance.
LE CONSEILLER ricanant.
Que nous dit le marchand ?
LA PRÉSIDENTE
Allons, faisons silence.