ACTE III, SCENE VI
LE CONSEILLER
Il est riclie, dit-on ?
EDMOND malignement.
Riche ! je vous l'assure.
LA PllÉSIDENTE.
On lui fît cependant injure sur injure.
LE CONSEILLER
Que voulez-vous , ma chère ? ils ont tous un orgueil , Qui blesse le public dès le premier coup d'œil.
LAPRÉSIDENTE.
Le cousin continue à faire le commerce ?
EDMOND gravement.
Avec les Hollandais , la Russie , et la Perse.
LA PRÉSIDENTE
Et Ton nous a brouillés avec lui cependant.
LE CONSEILLER
Oui , nous sommes privés d'avoir un bon parent.
CHARLES ai^ec emphase.
De ses nombreux vaisseaux il couvre la Baltique.
LA PRÉSIDENTE
Et cette dot d'Emma... maintenant tout s'explique.
LE CONSEILLER
De ses grands capitaux voyez quel noble emploi !
LAPRÉSIDENTE. ^
Au marchand de Riga , je vais écrire , moi.
LE CONSEILLER
De lui parler d'Emma , moi , j'aurai le courage.
LA PRÉSIDENTE
De Riga , pour le voir , je ferai le voyage.
LE CONSEILLER
S'il nous vient, il prendra chez moi son logement.
LA PRÉSIDENTE
Il sera le parrain de mon premier enfant.
(Ils sortent par la droite.)