‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 60 sur 453 · ACTE III, SCENE VI · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE VI

LE CONSEILLER

Il est riclie, dit-on ?

EDMOND malignement.

Riche ! je vous l'assure.

LA PllÉSIDENTE.

On lui fît cependant injure sur injure.

LE CONSEILLER

Que voulez-vous , ma chère ? ils ont tous un orgueil , Qui blesse le public dès le premier coup d'œil.

LAPRÉSIDENTE.

Le cousin continue à faire le commerce ?

EDMOND gravement.

Avec les Hollandais , la Russie , et la Perse.

LA PRÉSIDENTE

Et Ton nous a brouillés avec lui cependant.

LE CONSEILLER

Oui , nous sommes privés d'avoir un bon parent.

CHARLES ai^ec emphase.

De ses nombreux vaisseaux il couvre la Baltique.

LA PRÉSIDENTE

Et cette dot d'Emma... maintenant tout s'explique.

LE CONSEILLER

De ses grands capitaux voyez quel noble emploi !

LAPRÉSIDENTE. ^

Au marchand de Riga , je vais écrire , moi.

LE CONSEILLER

De lui parler d'Emma , moi , j'aurai le courage.

LA PRÉSIDENTE

De Riga , pour le voir , je ferai le voyage.

LE CONSEILLER

S'il nous vient, il prendra chez moi son logement.

LA PRÉSIDENTE

Il sera le parrain de mon premier enfant.

(Ils sortent par la droite.)

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