‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 67 sur 453 · ACTE IV, SCÈNE IL · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IL

EDMOND

Te lui dirai cela. ,

(Le chevalier et le baron font légèrement retourner Edmond a l'instant

qu'ils lui adressent la parole.J

LE BARON

Que la méchanGeté Poursuit dans ses succès rhomme de qualité.

EDMOND

Soit.

LE CHEVALIER

Que vous avouez, et sans aucun scrupule , Que l'oncle de Riga n'est qu'un fou ridicule.

EDMOND. . I

Pas mal.

LE BA RON

Qu'il a prouvé, dès ses plus jeunes a!ns, Qu'il était le fléau de tous ses bons parents.

EDMOND

C'est vrai.

LE CHEVALIER

Qu'on le connaît, et que de sa folie Il amuse à Kisra toute la bouroeoisie.

ED MOND

Au mieux.

LE BARON

Que c'est un fait que vous lui prouverez.

EDMO.ND.

Oh! je prouverai, moi, tout ce que vous voudrez.

LE CHEVALIER

Ah ! dites bien aussi qu'il a peu de fortune :

go LA FILLE D'HONNEUR.

Quoique notre orpheline ait Famé peu commune , On préfère toujours un oncle riche et grand A celui que Ton croit être un petit marchand.

EDMOND

Cette réflexion est bonne , et très-profonde.

LE CHEVALIER

Je me flatte entre nous de connaître le monde.

EDMOND

Peste !

LE CHEVALIER

On me tromperait très-difficilement.

EDMOND

Parbleu! je le vois bien.. . .Allons, dans un moment,

Je me rappelerai la leçon qui m'est faite.

Pour moi , comme pour vous , messieurs , elle est parfaite ;

Mais si par aventure on me parlait , baron,

D'une certaine dot , que répondrais-je ?

LE CHEVALIER

Non.

Et pourquoi donc tromper ? Une fortune ingrate A trahi mon espoir ; mais dès qu'elle me flatte , J'acquitterai , monsieur , et très-fidèlement , Le dépôt qu en mes mains on mit loyalement.

EDMOND

C'est très-bien, cher baron, de penser de la sorte.

LE CHEVALIER

Nous sommes braves gens , ou le diable m'emporte.

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