‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 86 sur 453 · ACTE V, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE V

Il a parlé de vous , d'Emma , de sa prudence. . . . Te soupçonne une intrigue. . . .

^ liA BARONNE.

Ah ! maudits courtisans î C'est ainsi qu'ils sont tous , dès qu'ils sont triomphants. Comme ils riaient tout has, sur- tout quand la princesse M'a répété deux fois , d'un ton de pohtesse.... « Je vous fais compliment. Le fils de Rosenthal , « Du malheureux Edmond, de cet original, M Dont les terres étaient sous notre dépendance, « Va recouvrer ses biens, les droits de sa naissance; « Vous en êtes charmée ? »

LE BARON

^ Eh! que deviendrons-nous?

LA BARONNE

Jugez de mon ennui , jugez de mon courroux ; Je ne puis exprimer quel était mon martyre ; Ma bouche vainement appelait le sourire , Le ton , le mot , la voix , tout était affecté , J'étouffais, et mon air grimaçait la gaîté.

LE BARON

Ah ! plus que vous encor j'étais à la torture.

De ce vil chevalier dévorer une injure !

Pourriez-vous soupçonner que cet ingrat faquin ,

Lorsque j'allais à lui , s'est retiré soudain ?

Se voir humihé par un tel misérable !

Ah!* c'est le dernier trait au malheur qui m'accable.

Je vois trop maintenant que votre ambition

Par d'odieux projets vient de flétrir mon nom.

ïi8 LA FILLE D'HONNEUR.

LA B ARO N NE

( ait chevalier qui entre, )

Quoi ! monsieur. . . Mais que vois-je ! iei qui vous ramènei*

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