ANTÉNOR
Moi , je l'ignore ,
Et suis sujet à l'erreur !
Laissv-moi voir s'il palpite !
fi lui met la main sur le tœur.
Un coeur de femme, vraiment,
Jamais n'a bondi plut vite ; Ah 1 oui , vraiment , il palpite»
LILIA
Etes-vous sûr, à présent f anténor, recommençant l'air.
Cependant , je doute encore. •
LILIA, se retirant. Mais il n'en finirait pas.
ANTÉNOR. Eh bien ! non... je n'en doute plus... je n'en ai jamais douté... C'est ce Duplessy qui voulait me persuader le contraire... ce grotesque Duplessy... je l'exècre... car tu lui appartiens, tu es son épouse...
LILIA. Non , monsieur c'est ma cousine.
ANTÉNOR. Ta cousine!., un autre mannequin.
lilia. Mais non.
ANTÉNOR. Ah ! pardon ! une autre femme!., ainsi tu es libre... tu es à moi pour toujours... tu es à moi... comme l'homme est au malheur... n'est-ce pas que tu consens à être mon génie, ma sylphide, mon dginn !
LILIA. Monsieur, je ne puis répondre.
ANTÉNOR. Oh! ne me refuse pas... crains tout démon désespoir... Avec une passion comme la mienne... situ me résistais... je pourrais t'assassiner.
lilia. Laissez-moi, monsieur... vous me faites peur...
Elle se retire jusqu'auprès de la fenêtre.
ANTÉNOR. Tu me fuis?
LILIA, d part. J'entends du bruit, comment me cacher?..
ANTÉNOR , se jetant d ses pieds. Ah ! je t'en conjure à genoux...