‹ Pièces de théâtreChapitre 1068 sur 1241 · CLOTILDE DE TURBINE, ÏTSTU M · texte numérisé non relu

CLOTILDE DE TURBINE, ÏTSTU M

Clotilile parait a la porte et avance la t

LV81 rcnc, u jxu t .

Oh! la nièce du grand homme, on se découvre (// salue; haut.) Je suis tout tnul, ait» — -

CLOTILDE

Altesse! ah! ah! ah! je ne rail pu une princesse du sang.

USTL'cnc.

Excusez ma légèreté j j'aurai* pu me tromper mieux que ça : voui avea l"aii d'une reine. 1 pari.) Cent joli ce que j'ai trouvé lui Hun i t M. votre oncle, l'illustre guerrier, n'eet| arrive?

clotii.dk.

Non, jel'attends ici, ou je vui~ m rendez-

vous qu'il m'a donne, et j«- sui» inquiète de n<pas le voir, amenée ■' Parie, chei une noire famille, il «levait venir me prendre pour n'emmener avec lui! la cour, I Saint-Germain; et je ne comprendi rien I ion abeencn; nn motif impérieux l'aura, sans doute, empêché d'être exact.

LVtTU<

Si votre noble oncle noii- I fait venir ici , i

qu'il sait que vous et madame votre gouvernante vous y êtes en tout I H y ■ peut-être quel-

que affaire politique tout jeu; il aura prol sa présence aux portei ii<- Parh pooi • quelque arrangement avec letchefi de la Fronde; <ar il m'a fait prévenir de votre arrivée en n'enjoignant de vous recevoii mui le plui cret.

1 1 oninn.

Ma gouvernante, malade • e de la route,

s'est endormie , et dani cotte ehambre je m*na>

liuyais tant que je me mil h

coudi I

Kll' i ^JIK lir.

1 1 mi . en,

Vous n'avez doni t.-m,.|.- I«

il v en i une Foule : l'biatoire <lu Ju

Henriette e4 h d ' I n i 11 àV ai jeunes gen

ont eu uen peineal Quand je mi i ua non triatn, je i r^M ne ci el je pleui e 1 i Gen e> '

•inturesensi , ,u daili

le coin â garni » d'un ar-

nuutl •on épouse et Ituv petit , parc qt;

anebiebequi l'a attiré m. l ,n>|c

Wml~ a, un

homme perfide VOUtjftl ai fpmnir

que la malheureux- l'oat BM | fi|,

, ..„„ ( ,| , •lu :(>u> qu'est l , dit ;

Mouiinur , modal •

Il <^l ne.rt | tJ |,.

deuil, et pour 1er, il l'oa VU i I

Ti'-nr UO»

rant mi ri-mi! - me , an

einea, lui i rie aae* la i

, l '< afant et dan*

teau dan* I'- | >t Ici

I i expliquent; il > <-n i dix-neuf, il faudi apprendre.

< I oTILDF. , SOUrh

Je ( |

de me ravoir

li iTccae.

Ah ' il u';. a pua Aa \ m voudrai

c)ue je roui au nuira d*autn > i autan.

--U...I , par l.i fcnéli e, j .il vi ftorlii |eamc acnuonuM aa tounu

kcsTccao.

M mou . ; j coaapo-

-, <|lll \ l

Si au moi n-. enrr ÉM

i jardin dci I uilei

i i - BU.

dont votre illu voua reconnaissait !

un, tut v M ? et <|ui

LOSVI

Ah ' mademoiielle di i peajnà

<|ll<- N

« I oTIl '

« i.-l ! M arrii

MAGASIN THEATRAL

lustucru, l'observant.

Qu'éprouvez - vous ! vous éprouvez quelque chose ?

clotilde, très-agitée et se promenant sur l'avantscène.

Rien, rien. (A part.) Que je suis malheureuse! cet homme que je déteste sans le connnaitre... Ah !

lustucru, à part.

Elle éprouve toujours...

clotilde, de même.

Si je pouvais le voir, lui parler, sans qu'il me connut surtout! Je lui dirais de moi un mal! un mal affreux! à le faire partir pour sa province I

LUSTUCRU

Ce sont les nerfs, ce sont les nerfs.

il lui présenté une cliaisc, Clotilde s'éloigne sans le voir. CLOTILDE.

Eh ! mais, pourquoi pas ? il ne m'a jamais vue ; si je... Dieu! la bonne idée! {Sautant de joie.) Oh! que c'est gentil! que c'est amusant!

LUSTUCRU

Ça va mieux, ce ne sera rien.

Monsieur , monsieur, vous pouvez me rendre un grand service!

LUSTUCRU

Moi! Ahl je suis donc favorisé des cieux ! Parlez.

CLOTILDE

Votre femme vient de partir? eh bien! prêtezmoi de ses habits?

LUSTUCRU

Hein? des habits de Pâquerette? les simples habits de Pâquerette?

CLOTILDE

Tout ce qu'il y a de plus simple.

LUSTLCRU.

Ah çà! voyons, voyons, ne nous embrouillons pas. Vous passerez donc pour mon épouse?

CLOTILDE

Non pas; tout le monde la connaît! mais bien pour une cousine à vous, qui arrive de son village : une Louison, lanchon, Madelon, .le.uineton. LUSTUCRU.

Ou Margoton, je sais bien ; ce n'est pas là le difficile; mais que dira madame votre gouvernante de VOUS Voir SOUS ce costume?

CLOT ILDS.

le lui ferai part de mon projet : ma bonne Certi ude m'est toute dévouée 1

LUSTLCRU.

Kl si M. votre célèbre oncle se l'a die tout rouge,

et qu'il me fasse flanquer une volée? Menons un

peu celle question sur le tapis ; elle présente quel"

<|ue intérêt.

CLOTILDE

RasSUrez-VOUS, maintenant, il ne viendra, sans

doute, que demain , el puis, s'il me voit ainsi, je lui ferai entendre que personne ne peut me recon- Daltre tous ce costume ; et puis, que je m'ennuyais

bien fort; et puis, il est si bon qu'il ne dira rien, j'en suis sûre!

LUSTUCRU

Etilne me fera pas flanquer de volée? Du moment où ça ne peut pas me faire de peine, je ne demande pas mieux que de vous faire plaisir.

CLOTILDE

Très-bien! Ah! M. de Chamilly, je suis impatiente de le rencontrer.

AlR du Baiser nu Porteur .

Changeant d'esprit, «le caractère

Je vais ici me transformer, Je vais nie peindre incapable de plaire, Je vais me dire incapable d'aimer, Et nous verrons si je sais le charnier. Oui, s'il le faut, appelant a mon aide La calomnie et la ruse et l'erreur, Je lui dirai que je suis SOtte et Lucie, On peut mentir quand c'est pour sou Loiihcur.

La chambre de Pâquerette?

LUSTUCRU

La voici.

CLOTILDE

Ses habits?

LUSTUCRU

Dans le grand bahut.

CLOTILDE

Je cours. Ah! quelle joie si je réussis! Que je

suis contente !

Elle sort à gain lie.

V\VV\\\\VlVV\\VVVVV\WV\\\W\\\\\V\\\\\\V\\\\\\\\V\\\\V\\\\\l \v

Page 1