CLOTILDE DE TURBINE, ÏTSTU M
Clotilile parait a la porte et avance la t
LV81 rcnc, u jxu t .
Oh! la nièce du grand homme, on se découvre (// salue; haut.) Je suis tout tnul, ait» — -
CLOTILDE
Altesse! ah! ah! ah! je ne rail pu une princesse du sang.
USTL'cnc.
Excusez ma légèreté j j'aurai* pu me tromper mieux que ça : voui avea l"aii d'une reine. 1 pari.) Cent joli ce que j'ai trouvé lui Hun i t M. votre oncle, l'illustre guerrier, n'eet| arrive?
clotii.dk.
Non, jel'attends ici, ou je vui~ m rendez-
vous qu'il m'a donne, et j«- sui» inquiète de n<pas le voir, amenée ■' Parie, chei une noire famille, il «levait venir me prendre pour n'emmener avec lui! la cour, I Saint-Germain; et je ne comprendi rien I ion abeencn; nn motif impérieux l'aura, sans doute, empêché d'être exact.
LVtTU<
Si votre noble oncle noii- I fait venir ici , i
qu'il sait que vous et madame votre gouvernante vous y êtes en tout I H y ■ peut-être quel-
que affaire politique tout jeu; il aura prol sa présence aux portei ii<- Parh pooi • quelque arrangement avec letchefi de la Fronde; <ar il m'a fait prévenir de votre arrivée en n'enjoignant de vous recevoii mui le plui cret.
1 1 oninn.
Ma gouvernante, malade • e de la route,
s'est endormie , et dani cotte ehambre je m*na>
liuyais tant que je me mil h
coudi I
Kll' i ^JIK lir.
1 1 mi . en,
Vous n'avez doni t.-m,.|.- I«
il v en i une Foule : l'biatoire <lu Ju
Henriette e4 h d ' I n i 11 àV ai jeunes gen
ont eu uen peineal Quand je mi i ua non triatn, je i r^M ne ci el je pleui e 1 i Gen e> '
•inturesensi , ,u daili
le coin â garni » d'un ar-
nuutl •on épouse et Ituv petit , parc qt;
anebiebequi l'a attiré m. l ,n>|c
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que la malheureux- l'oat BM | fi|,
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dont votre illu voua reconnaissait !
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MAGASIN THEATRAL
lustucru, l'observant.
Qu'éprouvez - vous ! vous éprouvez quelque chose ?
clotilde, très-agitée et se promenant sur l'avantscène.
Rien, rien. (A part.) Que je suis malheureuse! cet homme que je déteste sans le connnaitre... Ah !
lustucru, à part.
Elle éprouve toujours...
clotilde, de même.
Si je pouvais le voir, lui parler, sans qu'il me connut surtout! Je lui dirais de moi un mal! un mal affreux! à le faire partir pour sa province I
LUSTUCRU
Ce sont les nerfs, ce sont les nerfs.
il lui présenté une cliaisc, Clotilde s'éloigne sans le voir. CLOTILDE.
Eh ! mais, pourquoi pas ? il ne m'a jamais vue ; si je... Dieu! la bonne idée! {Sautant de joie.) Oh! que c'est gentil! que c'est amusant!
LUSTUCRU
Ça va mieux, ce ne sera rien.
Monsieur , monsieur, vous pouvez me rendre un grand service!
LUSTUCRU
Moi! Ahl je suis donc favorisé des cieux ! Parlez.
CLOTILDE
Votre femme vient de partir? eh bien! prêtezmoi de ses habits?
LUSTUCRU
Hein? des habits de Pâquerette? les simples habits de Pâquerette?
CLOTILDE
Tout ce qu'il y a de plus simple.
LUSTLCRU.
Ah çà! voyons, voyons, ne nous embrouillons pas. Vous passerez donc pour mon épouse?
CLOTILDE
Non pas; tout le monde la connaît! mais bien pour une cousine à vous, qui arrive de son village : une Louison, lanchon, Madelon, .le.uineton. LUSTUCRU.
Ou Margoton, je sais bien ; ce n'est pas là le difficile; mais que dira madame votre gouvernante de VOUS Voir SOUS ce costume?
CLOT ILDS.
le lui ferai part de mon projet : ma bonne Certi ude m'est toute dévouée 1
LUSTLCRU.
Kl si M. votre célèbre oncle se l'a die tout rouge,
et qu'il me fasse flanquer une volée? Menons un
peu celle question sur le tapis ; elle présente quel"
<|ue intérêt.
CLOTILDE
RasSUrez-VOUS, maintenant, il ne viendra, sans
doute, que demain , el puis, s'il me voit ainsi, je lui ferai entendre que personne ne peut me recon- Daltre tous ce costume ; et puis, que je m'ennuyais
bien fort; et puis, il est si bon qu'il ne dira rien, j'en suis sûre!
LUSTUCRU
Etilne me fera pas flanquer de volée? Du moment où ça ne peut pas me faire de peine, je ne demande pas mieux que de vous faire plaisir.
CLOTILDE
Très-bien! Ah! M. de Chamilly, je suis impatiente de le rencontrer.
AlR du Baiser nu Porteur .
Changeant d'esprit, «le caractère
Je vais ici me transformer, Je vais nie peindre incapable de plaire, Je vais me dire incapable d'aimer, Et nous verrons si je sais le charnier. Oui, s'il le faut, appelant a mon aide La calomnie et la ruse et l'erreur, Je lui dirai que je suis SOtte et Lucie, On peut mentir quand c'est pour sou Loiihcur.
La chambre de Pâquerette?
LUSTUCRU
La voici.
CLOTILDE
Ses habits?
LUSTUCRU
Dans le grand bahut.
CLOTILDE
Je cours. Ah! quelle joie si je réussis! Que je
suis contente !
Elle sort à gain lie.
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