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THÉOBALD.* Ce cher M. Lucien! [A Alfred. ) Vous éti z là ?
alfiied. Certainement, prêt à me battre s'il l'eût fallu.
LUCIEN Ah! monsieur!..
DARBERT , regardant sa femme qui ne peut cacher sof* émotion, le comprends, alors !..
TI1ÉOBALD. Cela nous regardait tous les deux! il paraît que ce fat de iMauelair... a reçu son affaire... bravo! ça lui a prendra à modérer ses gestes... heureusement, il n'y a personne de tué.
ALFRED, avec intention. Ni de blessé...
Mouvement de joie de madame Daibert; elle s'e<t assise.
THÉO ba ld . Pas posai bl e ?..
LUCIEN Ce n'est pas ma faute.
Alfred. L'affaire a été arrangée... et honorablement puisque j'étais là.
DARBERT, avec ironie, in effet, c'est une garantie...
THÉOBALD. Arrangée? arrangée? Ah!
mais, un instant... ça ne m'arrange pas du tout, moi.
LUCIEN. Jai dû céder... hier, ce matin encore je ne l'eusse pas fait; la vie m'était à charge... la mort n'avait lien d'affreux pour moi... au contraire, je l'appelais de tous mes vœux., mais depuis une heure, mon sort est changé... l'espérance est rentrée dans ce cœur flétri... je ne suis plus seul au monde... je suis aimé., i'ai une mère !
DARBERT, à part. Est-ce qu'ils ne sortiront pas!..
LUCIEN. Une mère, qui m'a ordonné de vi\re pour réclamer des jours qu'elle veut embellir... une mère, que je verrai bientôt peut-être... ob1 je l'avoue, de ce moment mon courage a faibli .. ma main a tremblé... j'ai craint la mort... Ah! pardon, mes amis, pardon... ma mère!., j'embrasserai ma mère !
THÉOBALD. C'est bel et bon! mais permettez, il y a un soufflet de donné et même de reçu...
au H i:d. Qu'importe, puisque ce n'est pas lui ?
THÉOBALD Mais c'est moi que ea touche... Ah! ah! ou fait des excuses à monsieur qu'on a insulte au moral. ..c'est bien , il s'en contente... c'est très-bien., mais
vous croyei que ca va me suffire, à moi, qui ai recula chose... au physique., tout
le monde l'a vu et entendu !.. j'ai cède mon tour à monsieur parce qu'il y tenait .. mais «lès qu'il y renonce, je le reprends... je le
reprends. . .
* Lucien, Théobald, Alfred, Daibert, uiadame Daibert,
ALFRED. ïïh! non...
théobald. Lh! si... eh! si... allons donc! l'ail tire a eu du retentissement... il faut que mon soufflet soit lavé... il le sera , et tout de su. te.
LUCIEN, \r1ele7. ! si les excuses de M. de iMauelair ne vous suffisent pas... c'est moi.
MAD. DARBERT, se levant, à part, aiec effroi. Ah! encore...
ALFRED. Eh! messieurs, c'est de la folie...
DARBERT, passant entre Alfred et Théobald. Oui , de la folio sans doute, monsieur a rais n! vous battre, vous battre! jeunes fous que vous êtes... parce qu'il a plu à un fat, de jeter en l'air quelques paroles insolentes qui n'ont deshonoré que lui; pour des mots, que sais-je?.. Il vous faut un combat... sans excuses, sans merci!., il vous faut du sang! Fh ! que demande rieivous de p'us siée fat était un infâme... si sa faute était un crime! que demanderiez-vous de plus... si cet homme s'était dit votre ami. . vous avait serré la main comme un frère, et n'avait profité de votre confiance que pour vous arracher cent fois plus que votre fortune .. que votre vie! le cœur qui était à vous. ..et l'honneur! entendes- vous % jeunes gens, l'honneur? C'est alors qu'il faui un combat sans merci ! c'est alors qu'il faut du sang!., c'est alors que celui qui recule est un lâche.. . (Serrant le bras à Alfred.) N'est-ce pas monsieur?
ALFRED. Monsieur Darbert...
MAD. DARBERT, u rapprochant. Grand Dieu!
LUCIEN Qu'est-ce donc?
THÉOBALD II a dit...
DARBERT. Mais pardon... je m'emporte sans motif, j'oublie que tout ceci n'e-t qu'un projet insensé., qui doit l'ester sans résultat... puisque des... excuses ..
théobald. Je n'en veux pas... je les refuse .
DARBERT A la bonne heure ! quant à vous, Monsieur '. ucien. attendez-moi dans moncabinet... par là... et tous* madame...
LUCIFN.
Air : A'e raillez pas ta garde citoyenne.
Eh! mais, de moi, qu'ot-ce donc qu\l réclame, Pour le leirir que- puix-je en ce moment. MAI). DAHBEBT.
Ali! malgré moi, je tremble au fond de l'Ame; Mai» il < st h , je re.>;>irr a pi és<ut. THEoftALD.
C'en est f.iit... contre un matamore, Je vais me battit' de nouveau
M \ 1 HILDL.
Dusse-jc recevoir encore
l"ne balle... dani mon chapeau.
Darbert montre à sa femme la porte de ta chambre , elle y rentre lentement. Lucien va vers le cabinet , llièo'/ald vers le fond.
ENSEMBLE
DARBERT.
Kentiez chez vous, reotrez enfin . madame Qu'est-il besoin de sortir à présent , A Lucien.
Attendez-moi, ear ici je réclame
De vous, monsieur, un service important.
ALFRED
Ah '. quel regard il jette sur sa fenum
Par quel moyen le ealmer à prétest
Je vois, hélas ! au courroux qui l'enflamme
Que tout pour elle est perdu maintenant.
MAI). DARBERT.
Que lui veut-il? qu'est-ce donc qu'il réclame
0>«-i ait-il soupçonner cet enfant?
S'il faut qu'ici la colère l'enflamme,
Que sur moi seule elle tombe maintenant.
i i cien.
C'est un service aujourd'hui qu'il réclame De son appui , si doux , si bienveillant De l'intérêt que me porte sa Femme Oui, montrons-nous nu moins reconnaissant.
THÉOBALD
Mais d'où vient donc le courroux qui l'enflamme, Pourquoi prend-il cet air si menaçant Penserait-il que j'en veux ;» >a Femme D'autres projets m'occupent à présent.
'Jlteobald sort par le fondy Lucien par la gauche, madame Darbert rentre citez clic. Darbert attend <jur toutes les portes soient J\w
SCÈNK VII.
ALFRIil), DàMBAI
duviœut. Ah! j'ai ra dm contenir trop longtemps... cette femme i épuisé mon irouraçe et ma pitié... mais •> rous, je ne toti^ «loi- rien.
ali iu;i) Que dites-vous, Darbert?
l>\Hr.i:i\T. Kii'li, que le Iinj»ll- el l'm
suite.
M.I'IU'.I), C interrompant virement. M<»n
-icui! monsieur... tout autre que tous paie rail de - 1 i i»1...
DABBBET. C'est 1.1 rôtre >\-
(Maniement O*1 Alfred. Darbert I plus
bas.) Pas de bruit , }>;•- <!<• s< andale. >i dut
que l'un de non- uYu\ mri'n , fOJ I MallultU.
Il em i t <1< l'autn
renés ù l'instant
mi i.i h M. - asl du delta . I> i luppli
n\i;i:i i; r. Je 1 iifl
m i i.i i). N rous i
pu être légi r, étourdi .. n jamaii !•• ri \ ou
n uaBU i • 5il< Di'iii-l.i.
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Dâura i • Par ta /"-
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\ om . | i n. .tlin, nie/-!
Ml i.j.d M ' / rart.) 01. '
dire ! que rail • '
que |*ai entendu*
échappa i mon d<
Théobaid i rem oui
nelle dorant m
niex-le dont
mi r.i n. Bbqu'impoi n '• itps
i > \ i . i . 1 1, i I • n'est pas aUi qu<
femme • nommée... maai niei -le dom
M i ni. h. Ihl n'.n < i
porta furieux d'une Insenî ' é ta#-a Matbildel MatnilôV I
i > x i . i . 1 1. 1 r roui S-TOUI . D "',.
,jUr •,,. traîne rotre • ompli a, k ij devea* rous... que |e la foi
ont . m honte al rotre Inûanai
m i i.i n C'en est trop '
nu par ,, / inn1,' naoi qu
Bf, inraiï le <li"if de row don
D\i,i;i i i k)a bonne rm
mi m .Mi I i« d N
roussaures... i
mon bonneur... b
DAttHKIU. Mai* M'11 i .lit : I
mi i-.i.n Moi - n
l>M,U I l . M mettant face d face I
lu ne roux p u que |'âk m
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eoeeosOBOeOBernrraonnbQii mnnruMn.i maaa
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Miini.uh' Hadam-
in billet i on billel
M •: r, qaiu
I, ll.éobald.
il MAGASIN TIlfcATRVI..
joindre a deux pas, et je venais de prendre ces pistolets. . . ceux du petit Lucien . . . quand je l'ai aperçue, pfde, défaite, qui venait par ici.
ALFRED. Mathilde !
THÉOBALD. Et moi qui crains toujours quelque bombe prête à éclater...
DARBERT, redescendant la scène; C'est elle! silence! (A demi-toix d Alfred.) Dans un instant... {Montrant la fenêtre.) SOUS c- arbres .. vo< armes... votre témoin., j'ai le mien... je -vous rejoins.
ALFRED. J'y serai.
Il remonte la scène.
rilÉORALD. Qu'est-ce qu'il y a encore... \m défi... (Darbert va vers ton cabinet; Alfred prêt à sortir pev le fmd s'arrête tout à coupj profite du moment où Darbert va sortir, fait un signe de résolution et entre précipitamment dans la chambre d? madame Darbert.
Tkêobàld qui l'a ru entrer.) Bah! dans !:i chambre de madame...
DARBERT, se retournant et revenant à Théobald. Hein?., qu'est-ce...
THÉOBALD. Rien..: rien... (A part. )CYst .qu'il y esl .. je stris anéanti !
11 tombe dans un fauteuil a droite.