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cot? Voilà toute la question. Ëtes-vous mademoiselle Amélie Clémaneot? Re'pondez franchement.
AMÉLIE
Quoi! cette lettre?...
MONTIVON.
Vous est adressée, et quoiqu'elle ne soit pas cachetée, je vous prie de croire que je ne l'ai pas lue... La voici telle que la nature l'a produite...
( Amélie prend la lettre.)
JULES, à part.
Et c'est lui!... Cet homme est marqué du sceau de la fatalité.
MONTIVON, bas à Jules.
Vous avez eu de la peine à la décider, hein ?
JULES
Je vous jure que jamais position ne fut plus embarrassante que la mienne.
AMÉLIE, regardant la signature.
De lui!... (Elle lit.) u Mademoiselle, jusqu'à « présent je vous ai caché mes sentiments, mais «< je ne puis en contenir plus long-temps l'ex- « pression. Je vous aime, je vous adore! Au « nom du ciel! faites tout au monde pour roni- « pre votre mariage avec ce Montivon , ou je « m'éloigne pour toujours. Selon votre réponse, « au revoir ou adieu ! » Il m'aime ! et c'est M. Montivon qui me remet cette lettre... MONTIVON , bas à Jules.
Elle a l'air drôle, dites donc?
JULES , avec embarras.
Oui... il me semble...
AMÉLIE, souriant à Montivon.
Je vous remercie, monsieur Montivon, de votre discrète attention ; je ne l'oublierai pas. ( Elle fait une révérence. ) MONTIVON, à part, avec joie.
Elle ne l'oubliera pas!... Tout me sourit, mon ami, tout me sourit. (La saluant.) Vous nous quittez ? Je vous présente l'hommage empressé de mon respect.
(Il jette un cri en saluant , et porte la main à sa hanebe.) Air : Je reconnais ce militaire.
L'amour dans ses yeux étincelle.
JULES, à part.
Je tremble et de crainte et d'espoir!
(Bas à Amélie. ) Je pars!... Adieu, mademoiselle...
AMÉLIE
Au revoir, messieurs!
JULES, à part, avec joie.
Au revoir!...
(Au moment où Amélie va sortir, Jules la retient pu la main, et lui dit à demi-voix ) Non! de vous fuir, mademoiselle , l.e devoir m'impose la loi; OubHes-la, Cette lettre < ruelle
HEUR ET MALHEUR ta»
Que l'on vous remit malgré moi ; A mon rival engagez votre foi.
(Amélie cherebe à réprimer son émotion , et sort d'un air résigné. )
ENSEMBLE
MONTIVON.
L'amour dans ses veux étincelle :
Ah ! pour moi quel heureux espoir !
Elle est encor six fois plus !
Lorsqu'elle me «lit : A.
ji i
Ah! le bonheur est auprès d'elle .
Un instant j'ai cru l'entrevoir.
Pourquoi la fortune cruelle Vient-elle muter tout espoir'
ooooegoeocoeooeeooeooGoeooeeoeoofisoeoeooocoooogc»»