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HEUR ET MALHEUR
CLÉMANÇOT.
Volontiers, parbleu! (Il lit. )« Monsieur, la « succession de M. votre oncle a été enfin inventoriée. Elle se compose d'environ mille « francs en numéraire. »
MONTIVON.
Hon! bon!
CLÉMANÇOT.
« Sa maison de Strasbourg , cinquante ar- « pents de vignes sur les bords du Rbin , cten- « viron vingt mille francs de bijoux... «
MONTIVON.
Excellent oncle!
CLEMANÇOT.
« On a trouvé dans ses papiers un testa- « ment olographe qui institue pour légataire «« universel... »
MONTIVON, vivement.
Qui!
CLEMANÇOT.
« Un autre que vous... »
MONTIVON.
Ah! le vieux malfaiteur !
CLEMANÇOT.
« Un jeune homme qui a suivi pour lui un » procès duquel dépendait toute sa fortune. »
MONTIVON.
Nous sommes volés comme dans un bois!
CLÉMANÇOT.
« Cejeune homme se nomme Jules Fombert. »
JULES, à part.
Est-il possible!
MONTIVON , avec force.
Holà ! Ah mon Dieu! Une chaise, mon ami, une chaise!... Pour l'amour de Dieu , une chaise! je fonds sous moi.
(Jules apporte précipitamment une chaise. Montivon se laisse tomber dessus; niais il se relève brusquement en jetant un cri douloureux, et s'assied sur sa jainhe qu'il a pliée sur la chaise. Il semble anéanti sous le poids de sa douleur. Pendant ee mouvement, Jules est pas>é du eôlé de Clémançot , à gauche de la scène.)
JULES, bas à (Mémancût
Il faut absolument que je vous parle.
CLÉMANÇOT.
attendez! attendez! (Il lit.) «Cependant, d'a- « près le vœu du testateur, et comme depuis « long-temps il a perdu de vue le légataire, » l'héritage retournerait à la famille dudit tes- - tatenr. »»
MONTIVON, qui jusque-là est resté accablé. La famille dudit testateur?... J'en suis membre.
CLKMANÇOT.
Sans doute. (Continuant de lire.) « A la famille
«dudit testateur, si elle pouvait produire une
h preuve légale du décèl de Fombert. » montivon , n levant.
Ja respiral je respire... J'avais là un poids de laize quintaux. En voila un qui peul m vanter être imyé à temps.
JULES, bas à Clémançot.
Monsieur, il faut que je vous dise absolument...
CLÉMANÇOT.
Tout-à-1'heure, je suis à vous. MONTIVON, avec joie.
La preuve est facile à donner, parbleu! H s'est jeté à l'eau en présence de M. Maigrepeau, huissier, et en présence t\(* gardes du Commerce... S'il est mort?... Je le crois, parbleu! bien qu'il est mort! ce digne garçon! Hein! mon cher Dunand, j'en échappe d'une belle. Allons, partons, partons!...
JULES, à part.
Et impossible de parler à M. Clémançot!
MONTIVON.
Allons, allons! Ne vous impatientez pas Nous voilà.
CHOEUR
Puisqu'un doux hymen les engage, etc.
( Après quelques mesures , Annctte arrive ; tout le mond< se tait.)
SCÈNK XVIII.
Les Mêmes, ANNETTE.
ANNETTE
Un monsieur demande à parler à M. Montivon.
MONTIVON.
Encore un obstacle! le diable a bien de la peine à me lâcher... Quel est ce monsieur?
ANNETTE
C'est M. Maigrepeau, huissier de Paris.
oodoooogoooGoooeooseooQeoddecegoeeeooeecoooodOcooooeoooocw