‹ Pièces de théâtreChapitre 1167 sur 1241 · MO> I | N · texte numérisé non relu

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HEUR ET MALHEUR

air que cet être fantastique que le destin a collé à ma destinée.

CLÉMANÇOT, pleurant aussi.

Mon ami, vous avez tort! vous vous faites des idées...

(Ils s'attendrissent de plus en plus tous les deux : Montivon, dans un excès d'expansion . embrasse déminent sur les deux joues. Clémançot en fait autant à Montivon. )

MOCTIVOir, pleurant plus fort.

Hélas

Di

bi.

m'il

mon uieu! vous voyez m'est impossible de lui échapper.

Air : Restez, restez, troupe jolie.

Souvent, pour lui faire une niche, Un écolier, un franc vaurien , A la queu' d'un pauvre caniche Attache tin houchon ù" paille... Eh bien! Le sort du caniche est le mien!

L'animal effrayé s'agite, 11 saute, il fait mille détours; Mais il a beau prendre la fuite, Le houchon d' paill' le suit toujours.

Ainsi j'ai beau prendre la fuite, (Désignant Jules avec une sorte de fureur.)

Vlà 1' houchon d' paill' qui m' suit toujours!

Pour l'amour de Dieu, laissez-moi m'en aller?

I Clémançot le retenant encore , Montivon prend un air

suppliant. ) Laissez-moi m'en aller à la diligence... pour arrêter ma place.

JULES, avec embarras.

Mon Dieu! monsieur Montivon, je doute que vous en trouviez, car, ayant le dessein de partir ce toir, j'ai arrêté la seule qui restât.

MONTIVON et CLÉMANÇOT, se regardant mutuellement d'un air stupéfait.

Là!

MONTIVON , après un moment et d'un air décidé. Eh bien ! non !... non! je trouve ça très bien ; c'esl nature! : cela devait être comme ça... (A Jules, d'un air indigné.) O cauchemar !

Jl'i KS , tirant un papier de sa poche. Si j'osais vous offrir le bulletin.

CI.KM anç.ot , prenant le bulletin des mains de Jules, et l'offrant .1 Montivon.

Ah! oui, prenez le bulletin.

MONTIVON.

Que le ciel m'en préserve! pour que je me

• le cou eil route... (Il prend le bulletin des

mains de (ilémaneot , le déchire avec enicie, et en jette les

morceaux.) Non, non, je m'en irai à pied ; oui, à pied... connue un vagabond, connue un pc--

tiféré, comme on dangereux reptile.

CLKMAtfÇOT.

Allons! allonsl ne roua frappez pas l'imagination; restez avec nous, que diable 1 vous avez été malheureux.» Monsieur s toujours réussi...

c'est l'effet du hasard; dans le monde il n'y a

qu'heur et malheur.

uoirrivoR.

En bien ! je re>te... ( A part.) Au l'ait . c'est lui qui se marie, la veine est peut-être eh. in;

(D'un air satisfait.) Ah diable! (Il offre la main à Amélie, et la conduit près de Jules en disant : ) Mon cher Dunand!... voilà votre fiancée... J'ai été heureux, très heureux en ménage, vous le savez... c'est votre tour maintenant... (A part.) O cauchemar!...*

JULES , à Clémançot.

Que veut-il dire?

CLÉMANÇOT , bas à Jules.

Air : Déjà la trompette sonne (du Hussard de Fblsn k i m ) .

C'est un mot de nouvell' mode; Groom , banquier ou potentat, Tout homm' qui nous incommode Est cauch'mar de son état ; Arrangeurs de vieilles pièces, Jongleur*, du trône et d' l'autel, Et ceux (j ii i grng*nt nos espèces Pour payer leur maîlr'-d'hôtcl :

Des cauch'mars ( bis.) On en remplirait le Champ-d'-Mars.

MAICREPEAU.

La comète est retardée,

Mais pour l'annoncer, je crois,

Voici venir une ondée

De rubans roug's et de croix;

AI. lis de ces présents célestes,

Bien qu* l'almanach l'ait promis, 11 n'en tomb' pas sur les vestes, Ça n'altrap' que les habits.

Quel cauch'mar! (bis.) Faut pourtant qu' chacun ait sa part.

MONTIVON.

Sur les héros d'antichambre La peur fait un drol' d'effet ; Ils ont des sueurs en décembre ,

Us tremblent au mois d' juillet;

* Quelques misons de localité déterminèrent les auteurs

de cette pièce s en rapprimei le vaudeville final i U repré- * sentation. Les mêmes circonstances n'existant pu dans les départements, ils ont cru devoir le conserver mit la bro-

elmre. Voit i . d ms tons les cas, le seul couplet qui soit

«liante sur le théâtre du Vaudeville.

0 cauchemar !.

MONTIVO n , ■! j'.irt. Air : A •nixmiti' «n>.

l'n petit mol eu lueur de la pi'

A demi-voix je voudrais vous parler ,

Car si Dunand s;iit quille m'inti'ri -

Il est capable encor de cabaler, Le scélérat! il viendrai! nous troubler. Préservex-nous de ce cruel outn Protégez-moi ! que , du moins, notre auteur,

Qui, bien a toit , m'a pris pour piotci leur,

Ni dise pis qu'à ce leçer ouvrai* Ma pauvre étoile aura porté malheur.

(Pendant que Montivon salue le pu!. lie. le rideau tombe.

Il ><• trouve enfermé sur l'avant-scène ; et quand il se

retourne, il «lit en frappant du pied : Cest f<>it pour

iimi.'... Monsieur Clémançot! monsieur Cléni

— Clémançot lui répond d'un coté du rideau : 0

vous ' — Par ii i ' — Montivon

il a entendu la \<>i\ de Clémançot; mais celui-ci est

passé- du côté opposé, et crie i son tour: Par

Por i>i ' ( A part | Que /<■ diable l'emporte ' Enfin le

ml. ;m se relève ; Clémançot lui dit : JUons donc ; route

la >ei ntf est déjà pureté.)

HEUR ET MALHCUP

Faut qu* l'Eut ferme booliqnc .

1 lisait l'un deux, j'ai , c' matin , Renconirr la république, B'prom'nanf la canne à la m un Quel canch'tnar ! ( bis ) Il s' trouv' que c'était un mou

juli >.

(icuv qui livrèrent an ;;i Tout un penplc valeureux!

Ah ! quel efFroyable rêve Doit un jour peser lui • Sous uni: ma.

Oui , leur sein lop| La l'olo{',uc assassin< e

Devant cm %c

40 public.

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FIN l)'lli:i R II M M.lll.i R

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