‹ Pièces de théâtreChapitre 1192 sur 1241 · CHALAIS, LA DUCHESSE · texte numérisé non relu

CHALAIS, LA DUCHESSE

LA DL'CHESSE , jetant son masauc.

C'est moi.

CHALAIS

Vous, madame ! Ah! si c'est un rêve, ne me réveillez pas, laissez-moi mon bonheur.

LA DUCHESSE

Insensé, qui parles de bonheur, et qui ne voyez pas la mort devant vous !... Euyez ! Richelieu a repris son empire.

CHAI. AIS

Richelieu! c'est impossible: j'ai revu sa majesté pendant le bal, et son accueil...

LA DUCHESSE

Et ne connaissez-vous pas Louis \III ? Estce à moi de vous rappeler sa faiblesse, s,,n ingratitude? R°> sansama , qui n'a jamais su refuser une tête !

(Il MAIS.

Oh! ce serait un lâche abandon! LA nrciu

Croyez-moi : il eoùte moins à son froiJ égoïsaoe que le sacrifice d'au heure de repos. En apprenant sa disgrâce, le cardinal t'est lut

transporter au Louvre. Il attendait le roi daiU sou cabinet. Le roi l'a vu , il a cédé , il a eu peur.

CHALAIS

C'est bien cela !

LA 111 » Il !

Cet événement est encore un mystère; nid no le soupçonne à la conr : la reine seule en a ( te instruite sur-le-champ. Elle m'a prise a

part, elle m'a tOUt raconte; et moi j'ai couru dans le bal, jfl TOUS ai cherché ; j'ai cherché votre Uni , monsieur le Suxe . pour vous taire

A Cil. M

avertir; personne; vous aviez disparu 1 un et l'autre. Alors, ne sachant à qui me « <>ir craignant de rn'adre>ser à un ennemi, | ii pria

à la hâte dans le cabinet de la reine ■ e imuite.iu, ce masque , et j'ai tout quitte pour vous sauver.

CIIAI.\I>.

Oh! vous êtes un an;;e ! Mais qu'ai-je douter? Mon ministère de deux heures n'a lait de mal a personne, et il a été util-: à quelqu'un.

l.v nruiESSE.

M. lis le ministre VOUS accuse de trahison envi is l'Etat, d'un complot tramé avec la reine pour placer le duc d'Orléans sur le tronc.

CHALAIS

Ali ! c'est une infâme calomnie ' il faudra en fournir les preui

Là m CBl

Les preuves? tout en servira. Vous ne m f\i>\n- pas comprise? Richelieu vous aoi use. vous dis-je. Les preuves! mail il veut votre tête; et il

, . -I VOUS ne l,i Baui I /.

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