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Abus, racontera.
ANMi s.
tiivin empereur César Caligula, atteint d'un mal dont nul no connaissait la cause, Lu minait tout droit rei - son apothéose,
malgré les honneurs qui l'attendaient là-haut, ParaissaiUpeu flatté de passer Dieu sitôt,
De sorte que, pareil à la nymphe Pyrène, Chaque œil de courtisan se changeait en fontaine, Et parmi tous ces yeux ceux qui pleuraient le plus Étaient ceux du futur consul Afranius.
Si bien que se voyant près de fondre en rivière, «Jupiter, cria-t-il, exauce ma prière, [César.» » Prends mes jours et pour eux rends-nous ceux de Soit que l'offrande plût au ciel, soit par hasard, Ou que le médecin, maître en son art sublime, Ait d'avance d'un mieux prévenu la victime, Dès ce moment, César, qui marchait au trépas, Suspendit le voyage et revint sur ses pas. Si ravi de revoir la céleste lumière, Qu'il fit Afranius consul pour sa prière.
Entrée des licteur*.
LEPIDUS
Ne va-t-il pas sortir? j'aperçois les licteurs,
ANNIUS
Oui, sans doute qu'au temple avec les sénateurs, Il va pour l'Empereur consulter les auspices.
AFRANIUS
Romains, n'en doutez pas, les dieux seront propices, Vers les temples courez, que de joyeux festons Rampent à la colonne et pendent aux frontons; De leurs armures d'or revêtez les statues, Répandez les parfums et les fleurs par les rues, Dans nos murs aujourd'hui César rentre en vain- Vive César! César est un grand Empereur! [queur.
Il sort suivi des licteurs et des dit LE PEUPLE.
Vive César!
PROTOGÈNE.
Seigneurs, étes-vous prêts?
LEPIDUS
Sans doute.
PROTOGÈNE.
Maitre, veux-tu t'asscoir?
LEPIDUS
Très-volonli'
Écartant la main de l'esclave, qui v.Mit lui maître du linge autour du cou.
Écoute :
Bibulus, donne-moi la pince et le miroir, Et je m'épilerai moi-même.
PROTOGÈNE.
Sans rasoir?