‹ Pièces de théâtreChapitre 137 sur 1241 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

JTNIA, priant à l'autel de tes dieux.

Pénates familiers, divinités rustiques, Qui veillez au bonheur des foyers domestiques, Qui, protecteurs du champ, gardiens de la maison, Les défendes du vol et de la trahison, Si j'ai, chaque malin, pour couronner vos tétes, Tressé fidèlement Tache elles violettes, Et ti j'ai, chaque automne, offert sur vos autels Les plus beaux de mes fruits, ô mes dieux paternels! Daignez vous souvenir de ma piété sainte Et redoubler desoins autour de cetle enceinte; Car, d'une longue absence interrompant le deuil, Aujourd'hui ma Stella doit en franchir le seuil. Vous vous souvenez bien de cette enfant rebelle? N'est-ce pas que déjà vous la trouviez bien belle, Avec son doux sourire, avec son front si pur, Et ses yeux qui du ciel réfléchissaient l'azur,

M cheveu DOyant son épaule adorée, Et soulevés au vent comme une onde dorée 1 Eh bien' rYsi cette enfant grande et plus bcllcencor, Cet espoir de mon cœur, ce précieux trésor, Qu'agitée aujourd'hui dune vaguo chimère Vous «onfie en tremblant la terreur d'une mère.

Phcehe' p« r.iîi a !i [i..rlc, conduisant Stella et Aquila; elle veut s'avuiH • i ter» Juuia i mais Stella la retient et descend iloucemenl la scène avec Aquila, de manière à se trouver derrière s.i m

Si vous la gardez bien, votre culte en ces lieux Égalera pour moi le culte desgrands dieux! alors a votre au tel, outre les doua tiques, Outre l'orge et le miel, o mes dieux domestiques, Je verserai le vin le plus purducellier, levons immolerai tous les mois un bélier; Et lorsque, accomplissant le cercle de l*année,

Avril raine liera l.i ju\eiise journée

Où Eu» me permil qu'ouvrit son œil au jour

l Bile, doux fruit d'un chaste et tendre amour.

Pour fétei • , une blanche génisse,

0 mes dieux ! i lui te en s. in iflec ! Mais bien \ ii .■ .i abord ramenés ma Stella,

1 le la voir...

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