SCÈNE Y
MA\; puis par intervalles SAM1EL.
AIR et SCENE.
Ah! trop longtemps de mes souffrances J'ai dû subir l'horrible loi!
Dieu ! qui luisez mes espérances, Votre analhème est donc sur moi !...
Moderato.
1 rais vallons, bois, voûtes sombres, Solillldes que j'aimais,
Je D'emporté sous vos ombres Que des larmes pour jamais !
Ah ! )»Jii arec lendreei I» m I eaoi yeux brillant d'espoir
eillaient galment le soir, li le prix de mou adresi Belle Agathe, oui, c'était de le revoir !
iicl, sortant du taillis , ;i\;iiilc d'un pal au fond du théâtre.)
Eh quoi ! le ciel dans sa colère A-t-il voulu nf abandonner P Hasard fatal ou tutélairc, A toi mon sort va se donner.
(Samicl disparaît.)
Andante,
Dans la nuit triste et déserte, Devinant au loin mes pas, Prés de sa fenêtre ouverte,
i.Ue écoule et n'entend pas;
Le bruit SCUl du vent qui pleure
Lui fait croire que je fiena :
Elle appelle, voici l'heure, Ses loupira cherchent les miens.
(La Diiil augmente.) AlU'jro.
I n m»ir démon de moi s'empare.
pirI .s'.nniic ,i |ftndfl pas du fond du théâtre, il va knl< un nt et regarde livunuit datant lui.)
0 sort barbare,
n revers, Je sens bs chaînes des enfers !
ParfOUt déjà la nuit profonde,
La foudre gronde, \\\ ! grand Dieu I lauTO-moi!
Uflp ir.ul .»\c. un ni. Hivernent convulsil.
Tout m'abandonne .. jour d'ehVoil Satan m'enebalne smis sa loi !
;\u | »ir je luccombe,
1 l c'est ma tombe
Qui h- n
MAX, GASPARD, se glissant, SAM I EL,** grande partie invisible, u.ne SERVàKTE d'auberge.
RÉCITATIF
gaspaud, aussitôt que Max l'aperçoit.
uEncor là, camarade ? ah! tant mieux!
MAX
Tu m'espionnes ?
CASPARD.
Le beau remerciment, après ce que je fuis!...
Il faut qu'à moi lu t'abandonnes.
Pour loi la raillerie eut de fâcheux effets.
Vengeons-nous!
(11 prend la cruche qui est devant Max.)
Mais quoi!... delà bière!...
Y penses-lu ?
(Il frappe sur la table, une servante paraît a la porto du cabaret.)
Du vin!... (« Max) Oui 1 du vin à
[pb in verre !
(La servante apporte <\n vin et des verres. GASPARD.
A nous deux!
MAX
(Il appuie sa tête sup sa main.)
Mais je ne puis boire ainsi !
Gaspard, à part.
[Venant à U dérobée quelques gouttes d'une fiole dans le verre destine a Max.)
Cette il ne t'en faut guère ?
(Il verse du vin dans le verre de Max.)
A moi ! Sainiel !...
(Samicl paraît.)
a si» ard , effrayé.
Que vois-je!... ici !..
unie] disparaît.)
max, se levant en sursaut. Avec qui parlais-tu ?
GASPARD
Moi ! comment ? avec qui ?
Je le disais : buvons à notre premier garde!
MAX
Soit!
(Ils trinquent et boivent.)
GASPARD
Maintenant quelque chanson gaillarde.
(Ma\ fait un grstç négatif.^
AGI i: I, SCENE V.
GASPARD
Tu ne veux pas? Bon ! cela me regarde. » RONDE.
PREMIER COITLET.
GASPARD
Dans la joie et les plaisirs, Tout sourit à mes désirs.
Sort! je te défie.
0 Bacchus ! dieu des buveurs, Comble-moi de tes faveurs.
A toi seul je sacrifie, {bis.)
RÉCITATIF
GASPARD
a Mais à Ion tour fais briller ton talent.
(Il lète son Terre.) A la santé de la charmante Agathe !
Ou sans cela...
MAX
Tu deviens insolent!
GASPARD
Aurais-tu... l'ame ingrate? »
(Ils trinquent et boivent.)
RONDE
r>M All'.MF. COUPLET.
GASPARD
Tour mon verre, pour mon cœur , Non ! jamais fade liqueur ,
Ni beautés rebelles!
Bon vivant, toujours en train, Je répète mon refrain , Vive le vin, l'or, les belles !..
RÉCITATIF
GASPARD
Encore un coup ! tu trinqueras »
A la mbU de Son Altesse!...
Qui ne boit pas, Est un Judas.
MAX
Tour la dernière fois.
Gaspard;
V i ! foin de la tristesse! »
(IU trinquent rt boivent. — Max s'évente avec ion chapeau;
il i"
RONDE
TROISIÈME COITLET.
GASPARD
Avec ce trio charmant,
Les jours passent tous gaîment
Au sein de l'ivresse.
Ma prière, c'est le Jeu , Et lorsque je fais un vœu, C'est aux pieds de ma maltresse !
RÉCITATIF
max , un peu irrité.
« Agathe avait raison sur toi de nVavertir.
(L'horloge du village sonne sept heure*.) Max" veut s'éloigner. — Ouaperçoit en lui un certain emportement pareil à un commencement de méchante ivresse.)
Gaspard, le retenant.
Eh quoi! déjà partir?
Tu vas donc à ta belle apprendre ta défaite ?
MAX
Hélas! la pauvre enfant!
GASPARD
Que pronostic de fête Tour demain ! Reste, et suis mon conseil : C'est un service pareil....*
Un service! Et lequel?
caspard avec mystère:
Ecoute.
Certains secrets de chasse ont parfois réussi; Le disque de la lune est ce soir obscurci ; Tour quelque grande chose on te garde sans doute.
MAX
Tu distilles pour moi le poison goutte h goutte!
GASPARD
Ingrat! prends mon fusil, {ilregardc en Vair) Eh Me passera-t-il rien ? [bien !
(11 donne son fu^il •» Max.)
Ah! cet épervier, tien!
(Il fait signe du doigt.) Fais feu.
MAX
Moi ? quel délire !
II est hors de'poritV <t je n'v roi* pat là
r, \SP\RD.
Fais feu, te ilis-je.
(Mit OMchc t h joàe précipitamment et touche avec incertitude le chien. Le fusil part. Au même moment on entend rire ans a I;»ts. — M mte se retourne «.lu
côte de Gaspard.)
M vx. ,
Eli î qu'as-lu donc à rire?
ij'u aiylc gigantesque voltige un DOmeni dam l'air, tournoie cl torulir- loi pieds de Max.)
Di( h ! qu'est cela P
GASPARD reh fiant l'aigle mort.
\< it, le plui grand des aiglrt.
Morlilni , quel coup ! cl tué dam les règles!.. Juste miiis l'aile: en pourrai! l'empailler Pour quelque muséum d'histoire naturelle.
aux.
Dis : cette balle quelle est-elle ?
GASPARD, arrachant quelque* plumes de l'aifjlv et les mettant au e lui peau de Max.
Tiens, voilà ton troph
MAX
\li! réponds sans railler j ■■ Cette balle?
Gaspard, mystérieusement.
Etait enchantée.
Hit.
Allons iloi;e , tu veux rire.
GASPARD
0 JeuniSSC entêtée!
Le n i de Suède au grand jour de Lutxen
Portait une cuirasse, et qui le couvrait bien : 1 1 poui I II t
MAX
< kl'
Gaspard.'
LE FREYSCHUTZ
GASPARD
Sans doute!
Non pas une seule... beaucoup !
MAX
Comment?
GASPARD
Viens à minuit dans la Gorge du Loup!
MAX, effraye.
Ciel ! que dis-tu ? jamais !
GASPARD
Tu manques de courage!
max. furieux.
Ah! tremble! cet outrage...
GASPAnn, le calmant.
Eh bien donc, fais ce que p* veux L'existence d'Agathe est liée i tes voitix. Ce nest qu'un jeu d'enfant pour fondre cette balle Si t il n'y souscris pas la fortune fat;de T'accablera. La mort pour Agathe ! pour toi ! La défaite, la honte... (â/>ar/) à moi, Samiel! à moi!
Sa mi ri paraît.}
Qu'entends-je! Agathe! morte!
Non, non ! j'irai !
Il lui frappe dans la main. )
Gaspard, lui tenant la înain.
Dans la Gorge du Loup ?
m vx, avec résolution.
Dans la Gorge du Loup.
GASPARD
A minuit?
max, fermement.
A minuit!
(11 SortO
Samiel, qui a entendu ce dernier mot, fait un geste menaçant et disparaît.)
Tour toi rois quel doul I repoli bulleï i - bonne place . épouit i une fille
D« ces!
Aui lie-tu donc eneor
GASPARD
Non I j'épuisai mon trésor!
MAI
M.i's il m'en f.ni t , quoiqu'il en CC Pi lit ru .wn pronu l