SCÈNE I
Les Mi. mi. s, PROTOGÈXE, pvij CflEREA, puis CiAl DU S, puis Al KWll S.
r notai.
Le ordi es de César ont rcm| lis.
Que i < h/
. loi I \.
CllIGULA.
Oui.
i I uditl i est M
I loi LA.
Qu'il vienne.
MAGASIN THEATRAL
PROTOGÈNE.
Seul?
N'importe.
Que tous puissent entrer, mais que pas un ne sorte.
MESSALIMÎ.
Que veut dire ce bruit au pied du Palatin?
Ouvre donc ces rideaux à l'air pur du matin; Le ciel Ml r."iitMix, et son dernier nuage A disparu, eaaseé par l'aile de l'orage.
mi ssaline.
Écoute <lonc, César ! César, n'entends-tu pas ?
CLAUDIUS
Salut, César; sais-tu ce qui se passe en bas?
Ali! ''est toi, Claudius? le ciel te soit propice, Je t'ai l'ait appeler pour me rendre un service.
CLAUDIUS
Parle
C VI.ICULA.
Je lésais maître en l'art des orateurs.
CLAUDIUS
,r me Natte.
Non; voila : les sénateurs, Sachant de mon cheval la merveilleux mérite, Sont venus, l'autre jour, lui l'aire uae visite. Le président alors a ce noble animal
A dit un long discours, et qui n'était pas mal, M. lis auquel, I défaut d'avoir appris Le nuire, Nous n'avons pu, ma foi , répondre l'un ni l'autre.
Comme le cas s.- peut présenter de nouveau, D'avance, Claudius, lire de ion cerveau Quelque chose de bien. Je pensais a Sénèque; Mais c'est un vrai pédant, rat de bibliothèque,
Qui croit qu'à l'éloquence il dresse un monument En entassant des mots, poussière sans ciment.
i i. i'ecpi-e, d'en bas.
Du ! lél
CHERI i,
Salut, César; j'accours prendre tes ordres. Après avoir commis d'elVroyahles désordres,
,,: le est en tumulte au Forum assemblé. Tiens ' Pentends-tu crici ?
i i ru n.E.
Du bl il <esar, du blél CALIGULA.
p r Drusillel ft ta vue, ami, je me rappelle Qu'entre Huestei -le-Mincc el L'histrion Apeile
l n important débat s'est ouvert l'autre soir.
i ,,oie, il .'a issait simplement de savoir si l'on doit au théâtre, avec ou sans la lyre, chanter le ver, tragique ou seulement Le dire...
Ali ! te VOila, consul !
ira an n s , entrant tout troublé.
Oui, César, oui, C*6St moi.
C ALI 61 i k<
Qu'as-tu donc a trembler ainsi ?
AKIHMI s.
Je ci aini pour t"i.
CALIC.l LA.
Vraiment 1
uramiot,
Ne vois-tu pas ces hordes insensées
Au pied du Palatin grondantes et pressées? N'entends-lupaa leurs voix qui menacent d'en bas?
LE TEUPLE.
Du pain! César, du painl
AFRAMUS.
Ne les entends-tu pas?
Tu te trompes, consul, ce sont des cris de fétc.
AFRAMUS.
Ne raille pas, César, il y va de ta tête. En sortant du palais, ces furieux m'ont pris; Sans gardes, sans licteurs et sans armes surpris, Je n'ai pu résister.
Mais enfin éclaii i La foule a reconnu ta majesté sacrée, Puisque te voilà libre?
AFRAMUS.
Oui; mais il m'a fallu Prêter entre leurs mains un serment absolu Que je t'apporterais leur parole rebelle.
Ah! tu viens en héraut? ta mission est belle : Parle!...
AFRA.Ml S,
Que j'aille, moi, redire insolemment Au divin Empereur...
N'as-tu pas fait serment?
Au livre du destin tout serment fait demeure, Et se doit accomplir lorsque arrive son heure.
AFRAMUS.
Je ne transmettrai pas de si coupables vœux Que César ne l'ordonne.
Eh bien doncl je le veux.
AFR \NMs.
César, depuis un mois une n.i c cile Repousse loin du port la Dotte de Sicile, Et du rivage on voit pilote et matelots Essayant de lutter en vain contre les flots; Si bien que, dans un vent si constamment contraire, Le peuple a cru du ciel remarquer la colère, Et pense que César aura fait... oh! pardon ! Quelque offense... c'est lui qui parle.
CAI.lGl i \.
Achève donc ai iumv s.
Quelque offense secrète à nos dieux, ai que Rome, Porte dans ce moment la peine (Vun seul homme; De sorte que le peuple, en sa \ i, uniion, Exige de César une expiation!
Oui, le peuple a raison, et sa sagesse est haute
Oui, César a commis une effroyable faute,
1 t Jupiter enfin se sera souvenu
Qu'un serment lui fut fait qui ne fut pas tenu.
Mais réparer leciimeest chose encor possible,
Et L'expiation sera prompte et terrible.
Consul, rappelle-toi que l'Aulide en son port
Vit le* Crée* enchaînés par un calme de mort: Le cas était pareil, pareille fut la peine;
CALIGLLV.
Leur chef avait fait vœu d'une victime humaine,
Et puis il avait cru pouvoir impunément
Se jouer de Diane et trahir Min serment!
Eh bien! d'Agamemnon moi j'ai commis le crime :
UnhommeauxDieuxpour moi s'estofferten victime,
Et je n'ai pas voulu, faible et compatissant,
De cet homme non plus, moi, répandre le sang;
Mais voilà que des Dieux l'implacable colère
Me réclame ce sang par la voix populaire;
Sans doute, en y cédant, mon cœur se brisera ,
Mais Jupiter le veut; c'est bien, il coulera!
AFRANIL'S.
Que dis-tu?
Que César se dévoue , et que Rome Ne doit pas expier la faute d'un seul homme.
AFRAMLS.
Grâce!
LE PEUPLE
Du pain, César!
CALICULA.
Oui, peuple, je t'entends; Patience!
AFRAMLS.
César!
CALICULA.
Oui, dans quelques instans, De même que les Grecs, après le sacrifice,
Virent soudain le vent redevenir propice, De même tu verras, sitôt cet homme mort, Notre flotte rentrer à pleine voile au port.
AFRANIL'S.
Je porte de héraut le titre inviolable; Songes-y bien, César, son»fs-\.
CALICULA.
Misérable!
AFRAMl S.
Peuple, à moi!
LT. PEUPLE
Le consul! mort à Caligula!
Le consul! le consul!
CALICULA.
Tu le veux?
Le précipitant du baal delà galerie.
Le voila.
Reçois, A Jupiter, ta tardive hécatombe!
CHERE v, à Mcssalinr.
Si nous profitions...
messai.ine, l'arrêtant.
Vois, le peuple à genoux tombe.
LE PEUPLE
Gloire â Caligula, l'Empereur sans rival! Qui nous donneras-tu pour consul?
caligula, avec mépris.
Mon cheval.
,\\\\VV\\\\\\\\\\\\V»A\\\\\\\\\\\V\V\\\A\\\'V\\\\\\\\\\\\\\\\\\V\\\\V\\\\\\>\<\\\.V\V\\\\\\\\\\\\\V\\\\V\\\VV\\\\V V\ \V\\ \\\ »\\\\\\\\*