LE DUC, LA MARQUISE
i i m < . l'aêtetjani pn t </<■ /•< Mai .,-;. Chère marquise, enfin nous voilà donc seuls !
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Après huit jours d'absence, quand vous d<
u m restes que cinq.
i i DUC.
Huit jouis :.. était-ce trop pour faire macoui au jeune roi, après deui ans d exil à tienne I
El puis poui revoir M"" de V lllars, M Duras, M"- de Villerov, M • deSabran, m Moucby, m de Cb irolais, m d
MAGASIN THEATRAL
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Mais cela ma presque l'ait* d'un reproche. LA MARQOl
El si c'en était un, que diriez-vous ?
le m c.
Que vous venez au-devant de celui que j'allais vous faire.
LA MARQUISE
Et lequel, s'il vous plaît?
! DUC
Pendant ces huit jours, pas la plus petite lettre, pas le moindi e mot d'amour! Savez-vous que je ne connais pas môme votre écriture?
A!i ' duc, pour un diplomate, vous faites-la une lourde faute. Est-ce que la favorite d'un premier ministre peut écrire à son amant, et surtout lorsque cet amant s'appelle le duc de Richelieu ? nous savons trop bien le parti que vous tirez de pareilles pièces, monseigneur!
LE DUC
Ah ! vous voulez parler de la lettre de la duchesse de Berry. Voilà que vous allez me reprocher le plus beau trait de ma carrière amoureuse ! une action à la Bavard ! Eh bien ! je lui ai rendu sa lettre pour ne pas désoler Riom. Est-ce que je vous parle ded'Aumont, moi, lequel a profité de mon absence pour venir traîtreusement à Chantilly?
LA MAKQ11SB.
Le fait est que je ne sais pas si c'est d'amour, mais, d'honneur, il est à moitié fou.
Oh ! marquise, vous lui faites tort de l'autre moitié. Vous m'aimez donc toujours?
LA MARQUISE
Et vous?
LB DUC
Moi, c'est de la folie ! A propos, permettez-vous, quoique vous n'écriviez pas, nia belle discrète, que je vous offre ces tablettes? c'est ce que j'ai trouvé de plus nouveau et de plus digne de vous.
LA MARQUISE
Vous croyez me prendre en défaut, et avoir un avantage sur moi. Me permettrez-vous, mon fidèle chevalier, maintenant que l'on dit que vous êtes devenu économe, de vous offrir celte bourse que j'ai brodée de ma main ?
le nie.
Ah! mais voila qui est charmant de votre part, marquise, chère marquise !
i.a marqoisb, regardant les tableiiet.
Mes armes ! décidément, c'était bien pour moi.
i ». duc, regardant la bourse.
Mon chiffre! il n'y a pas à s'y tromper. ( Elle veut ouvrir 1rs tablettes. ) Ah ! n'ouvrez pas ! quand je n'y serai plus, a la bonne heure.
Il ie lève
LA MARQUISB.
Est-ce que vous me quittez déjà?
lit DUC.
Il faut que j'aille faire ma cour a M. le Duc.
Vous savez qu'il part demain ?
LB DUC
Oui, j'ai appris cela ; il est invité aux chasses de Rambouillet, n'est-ce y
LA MARQUISE
Décidément, monseigneur l'évêque de Fréjus est en baisse, et nous sommes toujours roi de France?
LE DUC
Je baise les mains de votre majesté- La marquise.
A bientôt.