‹ Pièces de théâtreChapitre 203 sur 1241 · LE DUC, LA MARQUISE · texte numérisé non relu

LE DUC, LA MARQUISE

i i m < . l'aêtetjani pn t </<■ /•< Mai .,-;. Chère marquise, enfin nous voilà donc seuls !

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Après huit jours d'absence, quand vous d<

u m restes que cinq.

i i DUC.

Huit jouis :.. était-ce trop pour faire macoui au jeune roi, après deui ans d exil à tienne I

El puis poui revoir M"" de V lllars, M Duras, M"- de Villerov, M • deSabran, m Moucby, m de Cb irolais, m d

MAGASIN THEATRAL

LE 1)1 i..

Mais cela ma presque l'ait* d'un reproche. LA MARQOl

El si c'en était un, que diriez-vous ?

le m c.

Que vous venez au-devant de celui que j'allais vous faire.

LA MARQUISE

Et lequel, s'il vous plaît?

! DUC

Pendant ces huit jours, pas la plus petite lettre, pas le moindi e mot d'amour! Savez-vous que je ne connais pas môme votre écriture?

A!i ' duc, pour un diplomate, vous faites-la une lourde faute. Est-ce que la favorite d'un premier ministre peut écrire à son amant, et surtout lorsque cet amant s'appelle le duc de Richelieu ? nous savons trop bien le parti que vous tirez de pareilles pièces, monseigneur!

LE DUC

Ah ! vous voulez parler de la lettre de la duchesse de Berry. Voilà que vous allez me reprocher le plus beau trait de ma carrière amoureuse ! une action à la Bavard ! Eh bien ! je lui ai rendu sa lettre pour ne pas désoler Riom. Est-ce que je vous parle ded'Aumont, moi, lequel a profité de mon absence pour venir traîtreusement à Chantilly?

LA MAKQ11SB.

Le fait est que je ne sais pas si c'est d'amour, mais, d'honneur, il est à moitié fou.

Oh ! marquise, vous lui faites tort de l'autre moitié. Vous m'aimez donc toujours?

LA MARQUISE

Et vous?

LB DUC

Moi, c'est de la folie ! A propos, permettez-vous, quoique vous n'écriviez pas, nia belle discrète, que je vous offre ces tablettes? c'est ce que j'ai trouvé de plus nouveau et de plus digne de vous.

LA MARQUISE

Vous croyez me prendre en défaut, et avoir un avantage sur moi. Me permettrez-vous, mon fidèle chevalier, maintenant que l'on dit que vous êtes devenu économe, de vous offrir celte bourse que j'ai brodée de ma main ?

le nie.

Ah! mais voila qui est charmant de votre part, marquise, chère marquise !

i.a marqoisb, regardant les tableiiet.

Mes armes ! décidément, c'était bien pour moi.

i ». duc, regardant la bourse.

Mon chiffre! il n'y a pas à s'y tromper. ( Elle veut ouvrir 1rs tablettes. ) Ah ! n'ouvrez pas ! quand je n'y serai plus, a la bonne heure.

Il ie lève

LA MARQUISB.

Est-ce que vous me quittez déjà?

lit DUC.

Il faut que j'aille faire ma cour a M. le Duc.

Vous savez qu'il part demain ?

LB DUC

Oui, j'ai appris cela ; il est invité aux chasses de Rambouillet, n'est-ce y

LA MARQUISE

Décidément, monseigneur l'évêque de Fréjus est en baisse, et nous sommes toujours roi de France?

LE DUC

Je baise les mains de votre majesté- La marquise.

A bientôt.

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