LA MAI
Précisément, je pars pour Paris ce soir; je précède le dur ou lieu dt l'a» n>mpagncr.
LE nue
F.h bien! c'est tout ce que j«- demande, moi.
LA MARQUISE
A mon tour.
MAGASIN THEATRAL
LE DUC
C'est trop juste.
LA MARQUISE
Vous ne mettrez aucun valet du château dans la confidence de vos projets.
LE DUC
Aucun.
LA MARQUISE
Vous n'emploierez ni philtre ni breuvage, comme vous l'avez fait plus d'une fois, duc.
LE DUC
Je renonce à ce moyen.
LA MARQUISE
Enfin, vous me remettrez la clef de cette porte secrète.
LE DUC
Je ne demanderais pas mieux, marquise ; mais, dans mon empressement à suivre M1 le de Belle- Isle, je l'ai oubliée à Paris.
LA MARQUISE
Ah!
LE DUC
C'est comme je vous le dis.
Votre parole d'honneur?
LE DUC
Foi de Richelieu.
LA MAnQUISE.
Vous êtes adorable d'impertinence, mon cher duc.
LE DUC
Madame la marquise me gâte.
LA MARQUISE
Vous permettez que je dise un mot à Mariette?
LE DUC
Vous permettez que je donne un ordre à Germain?
LA MARQUISE, à la porte de droite.
Mariette !
LE duc, à la porte de gauche.
Germain!
LA MARQUISE, à Mariette.
Faites préparer ma voiture de voyage... celle (îui n'a point d'armoiries... et qu'elle attende toute attelée à la petite porte du parc.
MARIETTE
Bien, madame la marquise.
Elle rentre.
LE DUC, à Germain. Crève mes deux meilleurs chevaux, et que j'aie avant dix heures du soir une petite clef que tu trouveras à Taris, sur la cheminée de ma chambre à coucher, dans une coupe d'améthyste.