‹ Pièces de théâtreChapitre 228 sur 1241 · LA MAI · texte numérisé non relu

LA MAI

Précisément, je pars pour Paris ce soir; je précède le dur ou lieu dt l'a» n>mpagncr.

LE nue

F.h bien! c'est tout ce que j«- demande, moi.

LA MARQUISE

A mon tour.

MAGASIN THEATRAL

LE DUC

C'est trop juste.

LA MARQUISE

Vous ne mettrez aucun valet du château dans la confidence de vos projets.

LE DUC

Aucun.

LA MARQUISE

Vous n'emploierez ni philtre ni breuvage, comme vous l'avez fait plus d'une fois, duc.

LE DUC

Je renonce à ce moyen.

LA MARQUISE

Enfin, vous me remettrez la clef de cette porte secrète.

LE DUC

Je ne demanderais pas mieux, marquise ; mais, dans mon empressement à suivre M1 le de Belle- Isle, je l'ai oubliée à Paris.

LA MARQUISE

Ah!

LE DUC

C'est comme je vous le dis.

Votre parole d'honneur?

LE DUC

Foi de Richelieu.

LA MAnQUISE.

Vous êtes adorable d'impertinence, mon cher duc.

LE DUC

Madame la marquise me gâte.

LA MARQUISE

Vous permettez que je dise un mot à Mariette?

LE DUC

Vous permettez que je donne un ordre à Germain?

LA MARQUISE, à la porte de droite.

Mariette !

LE duc, à la porte de gauche.

Germain!

LA MARQUISE, à Mariette.

Faites préparer ma voiture de voyage... celle (îui n'a point d'armoiries... et qu'elle attende toute attelée à la petite porte du parc.

MARIETTE

Bien, madame la marquise.

Elle rentre.

LE DUC, à Germain. Crève mes deux meilleurs chevaux, et que j'aie avant dix heures du soir une petite clef que tu trouveras à Taris, sur la cheminée de ma chambre à coucher, dans une coupe d'améthyste.

Page 1